The Force at work / La Force en action

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Wednesday, April 9, 2014

Come and See Jake & Dinos Chapman @ DHC/ART

Jake & Dinos Chapman meet the press / rencontrent la presse
Photos Lena Ghio
Français plus bas


3 huge black banners with large white smiley faces greet us in the lobby of the 451 St-Jean Street building of DHC/ART. While the gallery is composed of sumptuous rooms, there is regret that the banners are set there. We need to turn and lift our heads to grasp the size and import of the piece in the rather tight space of the entrance.  The new curator at the gallery, CHERYL SIM, did well to inform us, once on the fourth floor, that we could look back down on the installation from the mezzanine.  From this vantage point, we understand the object’s symbolic meaning. These innocuous banners, the recurrence of Nazi symbolisms, including the hooded figures that remind us of the infamous KKK movement, are some of the ways the artists depict pure evil. The title of the banner installation is after all «World Peace through World Domination, 2013».

The theme and disposition of the exhibition is that of a slow descent into hell. The notorious dioramas evoke all the horror of the end of the Second World War with miniature figurines involved in murder and mayhem. There are the Nazis committing atrocities, decapitated and piled up bodies, and Ronald MacDonald either standing in as the Fuehrer/ Big Business, or crucified to recall religious tyranny. As you move up from floor to floor you will see many paintings in the exhibition and these are beautifully crafted. The subject matter of the sculptures may be a bit gruesome but the execution is excellent. The life size installations wearing the Conical Hats add an intriguing dimension to the walk through the exhibition. The characters look alive, yet they are always oblivious to us as we past by them. They remind me of how we imagine God as He looks down on our lives, yet He is always hidden from us. We ask God why does He let war happen? And war never stops.

The duo of JAKE & DINOS CHAPMAN is so symbiotic I was curious about how they set out to work on the various pieces. They shared with me that they both worked on all the pieces in a random way with no preparations. That is quite astonishing when you experience the complex and detailed execution of the works. If the subject matter is disquieting it is still presented with a lot of coherence.

The show winds down in the second space of the gallery, at 465 St-Jean Street. Here the questions are even more morbid as the artists address death on a personal level with an exquisite series of 21 delicate drawings entitled «What Really Happens To Us After We’re Dead?2012» You will see more dioramas, a cinema installation, a large room with a complex installation of mixed media reminding us of an after blast situation rich with many details to pay attention to if you want to get the gist of the artists humor.  As I was about to leave I thought to myself: Not much optimism here. Then I noticed in one of the dioramas 3 tiny vultures perched on trees waiting for the calmer moment when their feast will begin.

In terms of social commentary, the work tells us of the current tendency to a state of amorality in contemporary fields of endeavor whether they are business, science, politics or art. There is no shame in doing “sinful” things anymore if there is profit to be made, or for the sake of winning the game. Hypocrisy is a way of life so prevalent, it is sometimes not even disguised. Examples of this kind of practice abound in all areas associated with the conflict between protecting the ecology versus the need for energy sources. None of the players involved seem capable of finding that balanced edge where we could keep our world alive while enjoying her gifts. These artists embrace these flaws of society to illustrate their dire consequences. In the end, they use laughter to come to terms with issues that so far confound all of us.

Until August 31 2014.

FRANÇAIS


3 immenses bannières noires avec des larges «smiley face» nous accueillent à la réception de l’adresse 451 rue St-Jean de DHC/ART. Alors que la galerie est composée de pièces somptueuses, c’est regrettable que les bannières soient situées là. On doit lever et tourner la tête pour saisir la grandeur et l’importance de cette pièce à l’entrée qui est plutôt étroite. La nouvelle commissaire de la galerie, CHERYL SIM, a bien fait de nous signaler, alors que nous étions au quatrième étage, de revoir la pièce à partir de la mezzanine. De cette perspective, on comprend mieux le rôle symbolique de ces objets. Ces bannières inoffensives, la récurrence des symboles Nazis, incluant les figures encapuchonnés qui nous rappellent l’infâme mouvement KKK sont toutes des emblèmes dont se servent les artistes pour illustrer le mal. Après tout, le titre de l’installation des bannières est «La Paix Mondiale Par La Domination Mondiale, 2013».

Le thème  et la disposition de l’exposition sont celles d’une lente descente aux enfers. Les dioramas notoires évoquent toute l’horreur de la fin de la Seconde Guerre Mondiale avec des figurines miniatures occupées à commettre  le meurtre et à semer la pagaille. Il y a les Nazis en train de perpétrer des atrocités, des cadavres décapités et empilés, et Ronald MacDonald qui représente à la fois le Führer et les Grandes Entreprises, ou il est crucifié pour relater la tyrannie des religions. Alors qu’on monte étage par étage, on voit plusieurs toiles dans l’exposition et celles-ci sont bellement ouvragées. La thématique des sculptures est certes macabre, mais l’exécution des œuvres est excellente. Les installations grandeur nature qui portent les Chapeaux Coniques ajoutent une dimension intrigante à la visite de l’exposition. Les personnages ont l’air vivants, pourtant ils demeurent toujours impassibles quand on passe près d’eux. Ils me font penser à comment on imagine que Dieu nous regarde vivre en demeurant toujours caché de nous. On demande à Dieu pourquoi Il laisse la guerre arrivée? Et la guerre n’arrête jamais.

Le duo JAKE & DINOS CHAPMAN est tellement symbiotique que j’étais curieuse de savoir comment ils travaillaient sur les pièces variées. Ils ont partagé avec moi qu’ils travaillent tous les deux sur toutes les pièces de façon aléatoire sans préparations. Cela est très épatant quand vous observez la complexité et le détail des ouvrages. Si le sujet est troublant, il est néanmoins présenté avec une grande cohérence.

L’exposition s’achève dans le second espace de la galerie, le 465 rue St-Jean. Ici les questions deviennent encore plus morbides alors que les artistes questionnent la mort à un niveau personnel avec une série de 21 dessins délicats intitulés «Que Nous Arrive-t-il Vraiment Après Que Nous Sommes Morts? 2012». Vous verrez d’autres dioramas, une installation cinématographique, une pièce tout investie d’une installation complexe composée de médiums mixtes qui nous rappelle une situation après l’explosion riche de détails auxquels il faut porter attention pour comprendre l’humour des artistes. Alors que je m’apprêtais à quitter l’exposition, je me suis dit : Pas beaucoup d’optimisme ici. Ensuite j’ai remarqué dans une des dioramas 3 petits vautours perchés sur des branches en attente que tout se calme pour se lancer dans leur festin.

En tant que commentaire social, l’œuvre parle de la tendance actuelle à un état d’amoralité que se soit dans les affaires, la science, la politique ou l’art. Il n’y a plus de honte à commettre le péché si celui-ci conduit au profit monétaire, ou la victoire du jeu. L’hypocrisie est un mode de vie si répandu qu’elle n’est même plus déguisée. Des exemples de ce genre de pratique abondent dans toutes les situations où il y a un conflit entre protéger l’écologie et le besoin de trouver des sources d’énergie. Aucun des joueurs impliqués semble capable de trouver le point de balance où l’on pourrait préserver notre planète tout en jouissant de ses cadeaux.  Ces artistes saisissent ces failles de la société pour illustrer leurs conséquences affreuses. À la fin, ils se servent du rire pour composer avec des questions qui jusqu’à date nous confondent tous.

Jusqu’au 31 août 2014


-LENA GHIO

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