Friday, September 25, 2026

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MONTRÉAL GOURMAND : 2 nouveaux livres de recettes en vente maintenant

Photos © Lena Ghio, 2026

Dimanche passé, à la Librairie Gourmande du Marché Jean-Talon, une foule de gourmands se sont assemblés pour célébrer le lancement du livre LA CUISINE D'ISABELLE d'Isabelle Deschamps Plante et pour déguster les gâteaux qu'elle a fait elle-même pour l'occasion.

Son livre propose une cuisine accessible et délicieuse qui vous aidera à planifier des occasions de rassembler vos proches autour de la table!


Saveurs festives : 100 recettes gourmandes pour toutes les occasions de Margaux Verdier

"Pour moi, la cuisine est un espace de plaisir, de créativité et de connexion, où chaque plat est une fête. Et c'est exactement l'esprit dans lequel mon livre a été pensé. Dans Saveurs festives, je vous propose des plats généreux pour sublimer le quotidien, des recettes pour recevoir qui impressionnent sans être compliquées et des combinaisons de saveurs qui donnent envie de se resservir. Plus que tout, c'est une invitation à célébrer le bonheur tout simple d'être ensemble autour d'un bon repas." 



Tuesday, September 15, 2026

MONTRÉAL GOURMAND: DANS LE QUARTIER DES SPECTACLES LE 26 SEPTEMBRE UN GRAND BANQUET CULTUREL RÉUNISSANT QUATRE CHEF·FE·S!

LA FÊTE DU QUARTIER CÉLÈBRE SA 5e ÉDITION AVEC UN GRAND BANQUET CULTUREL RÉUNISSANT QUATRE CHEF·FE·S


DANS LE QUARTIER DES SPECTACLES LE 26 SEPTEMBRE !




Fête du Quartier © JALQ Photography 


Le Partenariat du Quartier des spectacles tiendra la cinquième édition de la Fête du Quartier le 26 septembre, de 12 h à 17 h, à l’esplanade Tranquille. Animé par la journaliste et l’animatrice Johane Despins et organisé dans le cadre des Journées de la culture, qui célèbrent leur 30e anniversaire, cet événement gratuit se veut une rencontre entre les résident·e·s et les nombreux acteurs culturels évoluant au Quartier des spectacles. Lors de ce rendez-vous automnal, la gastronomie sera de nouveau mise à l’honneur, avec la précieuse collaboration de La Tablée des Chefs. Une expérience culinaire unique sera offerte avec un grand banquet culturel réunissant quatre chef·fe·s représentant les traditions culinaires des Premières Nations, de la France, du Pérou et de la Chine. Tout l’après-midi, le public pourra participer à des activités gratuites offertes par les partenaires suivants : Théâtre du Nouveau Monde, Maison de la chanson et de la musique du Québec, MEM - Centre des mémoires montréalaises, Danse Danse, Vision Diversité, Espace St-Denis, Maison Théâtre, le Balcon, l'Agora de la danse ainsi que le Laboratoire sur l'agriculture urbaine (AU/LAB).

          QUATRE CHEF·FE·S, QUATRE CULTURES, UN INGRÉDIENT ET UNE MÊME TABLE



Andersen Lee © Scott Usheroff – CravingCurator | Swaneige Bertrand © Caroline Monnet | Marcel Larrea © Martin Huy | Olivier Perret © Now L'Agence

À l’occasion de cette 5e édition, le Partenariat du Quartier des spectacles s’associe à La Tablée des Chefs afin de proposer une expérience culinaire originale : un grand banquet culturel rassembleur. Autour de la pomme de terre, un ingrédient universel, quatre chef·fe·s renommé·e·s présenteront chacun, une création exclusive inspirée de leur héritage et de leur parcours.  Le public pourra découvrir et déguster les plats de :

Swaneige Bertrand (artiste et entrepreneure autochtone Acho Dene Koe, originaire des Territoires du Nord-Ouest) : une pomme de terre garnie de juliennes de magret de canard au thé du Labrador, tomates séchées et lime, un hommage aux savoirs culinaires et aux richesses du territoire nordique.

Olivier Perret (chef exécutif du Sofitel Montréal Le Carré Doré et du restaurant Renoir) : une revisite chaleureuse des saveurs de sa Bourgogne natale, en France, mettant en scène une pomme de terre garnie de bœuf braisé au vin rouge et de champignons.

Marcel Larrea (chef à la tête des restaurants Tiradito, Chifa, Capisco et Mezcla) : une délicieuse causa de crabe, mettant à l'honneur la pomme de terre sous toutes ses textures, ingrédient emblématique et fierté du Pérou.

Andersen Lee (copropriétaire des restaurants Oncle Lee et Oncle Lee Kăo) : une pomme de terre garnie au porc effiloché, inspirée des saveurs généreuses, réconfortantes et conviviales de la cuisine chinoise.

Et pour compléter cette offre gourmande, le Cochon Dingue et Café Tranquille offriront également des desserts, de sucre à la crème et des rafraîchissements.

UN APRÈS-MIDI RICHE EN ACTIVITÉS 


Akawui © Hichem Elalj | Les Archipels © Vitor Munhoz | La  Fanfare de l'île © Roman Goual’ch | Duo Mili & Bob (Millimetrik et Bob Riddim) | Duel Épistolaire © JALQ Photography

Fête de Quartier proposera également une foule d’activités gratuites pour petits et grands. Dès 12 h 25, le public pourra se laisser porter par la performance musicale d'Akawui, présentée par Vision Diversité, auteur-compositeur-interprète d’origine chilienne et autochtone mapuche. Ses compositions font dialoguer chants Haka maoris, percussions afro-colombiennes, flûtes des Andes et chants pow-wow des Premières Nations avec une esthétique urbaine et contemporaine, célébrant le métissage et l’ouverture culturelle. À 13 h 15, place à la tradition avec un atelier participatif et une démonstration de gigue québécoise par Les Archipels, présentée par l'Agora de la danse, suivie à 15 h 25 d’une performance musicale Alys Remixes entre le patrimoine de la chanson québécoise et les sonorités contemporaines avec le duo Mili & Bob (Millimetrik et Bob Riddim) présenté par la Maison de la chanson et de la musique du Québec.

Tout au long de la journée, l'ambiance sera assurée par les déambulations festives de la Fanfare de l'île, prévues à 11 h 55, 14 h 20 et 15 h 55, ainsi que par celles du Duel Épistolaire, duo théâtral d’écrivains publics qui ira à votre rencontre à 13 h 45, 14 h 50 et 16 h 25. Les familles pourront également profiter d'une activité de maquillage pour le bonheur des enfants de midi à 17 h.

LES ACTEURS CULTURELS DU QUARTIER À LA RENCONTRE DU PUBLIC

La Fête du Quartier sera aussi l'occasion d'échanger avec plusieurs acteurs culturels qui contribuent à faire vibrer le cœur culturel de Montréal. De 12 h à 17 h, les visiteur·euse·s pourront découvrir les activités et projets, du Théâtre du Nouveau Monde, de la Maison de la chanson et de la musique du Québec, du MEM - Centre des mémoires montréalaises, de Danse Danse, de Vision Diversité, de l'Espace St-Denis, de la Maison Théâtre, du Balcon, de l'Agora de la danse ainsi que du Laboratoire sur l'agriculture urbaine (AU/LAB).

CITATIONS 

« Cette 5e édition de la Fête du Quartier est une véritable célébration du partage des cultures. Grâce à la collaboration de La Tablée des Chefs, nous sommes heureux de réunir autour d’une même table des traditions culinaires venues d’horizons différents. Ce rendez-vous met également en lumière les acteur·rice·s qui font vibrer le Quartier des spectacles au quotidien, tout en offrant une occasion privilégiée de belles découvertes avec les résident·e·s. » Éric Lefebvre, directeur général du Partenariat du Quartier des spectacles  

« La Tablée des Chefs est emballée de collaborer avec le Partenariat du Quartier des spectacles pour la tenue de la 5e édition de la Fête du Quartier. Lorsqu'il est question de partage et de cultures culinaires, nous sommes toujours au rendez-vous ! Célébrer dans la générosité, voilà une idée qui trouve écho auprès de notre organisation. Je souhaite à toutes et tous, une belle et gourmande Fête du Quartier. »  Jean-François Archambault, fondateur et directeur général de La Tablée des Chefs


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INFORMATIONS PRATIQUES

Fête du Quartier 
À l’esplanade Tranquille dans le Quartier des spectacles 
Dans le cadre des Journées de la culture 
Le 26 septembre 2026 de 12 h à 17 h
 
 
Dégustations culinaires gratuites : 12 h 30 à 17 h*

*jusqu’à épuisement des portions 


La 5e édition de la Fête du Quartier est une initiative du Partenariat du Quartier des spectacles en collaboration avec la Tablée des Chefs, présentée dans le cadre des Journées de la culture. Ce projet est rendu possible grâce au soutien financier de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec


Wednesday, September 9, 2026

La bataille de Gaulle : Liberté — Le désert, la guerre et l’idée d’une France à reconquérir

BANDE ANNONCE

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Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans La bataille de Gaulle : Liberté. Pour raconter la naissance militaire de la France libre, Antonin Baudry choisit de filmer un pays qui, au commencement du récit, n’est plus vraiment là. La France a perdu son territoire, son armée s’est effondrée, son gouvernement s’est compromis avec la défaite et, surtout, son avenir semble avoir été confisqué par ceux qui prétendent désormais décider de son sort. Le second volet du diptyque entreprend ainsi une opération presque abstraite : faire du cinéma autour d’une nation avant même que celle-ci ne puisse se reconnaître comme telle. Après Résistance, où dominait le refus solitaire, Liberté s’intéresse à la transformation de ce refus en puissance politique, militaire et symbolique.

Le titre québécois a le mérite de la franchise. Liberté. Un mot immense, presque trop grand pour un film de guerre. Le titre français, J’écris ton nom, emprunté au poème de Paul Éluard, lui donne une profondeur différente : la liberté n’est plus simplement une destination, mais une inscription. Il faut lui donner un nom, une armée, des frontières, des hommes, des alliés et, éventuellement, une victoire. Baudry comprend que cette mutation est en elle-même un formidable sujet de cinéma. Son film n’est donc pas seulement un récit militaire ; c’est un thriller de légitimité, une bataille où les armes comptent autant que les arguments, et où le territoire se conquiert parfois autour d’une table avant de l’être sur un champ de bataille.

Cette ambition explique aussi la construction éclatée du récit. De Gaulle, Jean Moulin et Philippe Leclerc évoluent sur trois lignes narratives qui finissent par dessiner une même géographie morale. À Londres, de Gaulle doit imposer l’idée d’une France libre à des alliés qui préféreraient volontiers régler eux-mêmes le problème français. À Lyon, Jean Moulin tente de donner une cohérence politique à une Résistance fragmentée. En Afrique du Nord, Leclerc transforme l’impatience en mouvement militaire. Ces histoires ne sont pas simplement parallèles : elles montrent les trois conditions de la reconquête — convaincre, organiser, combattre.


Simon Abkarian demeure le centre de gravité du film. Son de Gaulle est moins une statue qu’une anomalie humaine : un homme dont l’autorité précède la reconnaissance. Il parle comme s’il représentait déjà un État qui, juridiquement et matériellement, n’existe presque plus. C’est là que le personnage devient passionnant. Sa fameuse hauteur de vue n’est pas seulement une qualité ; elle constitue également une forme de risque. De Gaulle doit agir comme si l’Histoire lui avait donné raison avant que l’Histoire ne l’ait fait. Sa grandeur tient à cette obstination, mais aussi à l’inconfort qu’elle provoque chez ceux qui l’entourent.

Le rapport avec Churchill, interprété avec un mélange savoureux de flegme et d’ironie par Simon Russell Beale, donne au film certaines de ses scènes les plus fines. Entre les deux hommes se joue une étrange fraternité, faite d’admiration, de méfiance et d’exaspération. Churchill comprend la nécessité de de Gaulle tout en sachant à quel point ce dernier peut devenir encombrant. La fameuse « croix de Lorraine » prend alors une valeur presque comique : l’homme qui veut sauver la France est lui-même devenu, pour ses alliés, un problème diplomatique à gérer. Baudry a l’intelligence de ne pas réduire ces échanges à une opposition simpliste entre héros français et cyniques étrangers. Le conflit est plus intéressant : il oppose deux conceptions de la souveraineté.

Car Liberté ose rappeler une réalité historique moins confortable que le récit traditionnel de la victoire alliée. La France libre doit aussi se battre pour empêcher que la France soit libérée sans être souveraine. Les projets américains concernant l’administration du territoire français, jusqu’à la préparation d’une monnaie destinée à accompagner cette tutelle, donnent au récit une dimension presque dystopique. Le danger ne vient donc pas uniquement des chars allemands. Il vient aussi de la possibilité que la France sorte de la guerre physiquement libérée mais politiquement diminuée.


C’est dans ce contexte que l’apparition de Philippe Leclerc devient essentielle. Niels Schneider lui apporte une énergie qui tranche avec la verticalité de de Gaulle. Là où le Général pense en stratège, Leclerc agit par instinct, vitesse et audace. Son personnage semble incapable de rester immobile devant une catastrophe. Il est moins un homme de doctrine qu’un homme de mouvement. Schneider évite heureusement le piège du héros militaire monumental : son Leclerc reste nerveux, presque électrique, comme si son corps refusait le rythme prudent de la diplomatie. Une performance qui m'a sidérée et un héro que j'ai tout de suite recherché pour apprendre sa mort tragique peu après la guerre.

Cette interprétation donne également tout son sens aux séquences africaines. Le désert du Fezzan devient l’un des véritables personnages du film. Immense, indifférent, presque lunaire, il transforme chaque déplacement en épreuve physique et chaque victoire en conquête infime d’un espace démesuré. Mais le désert est aussi une métaphore particulièrement efficace de la situation de la France libre. Tout y est incertain, dispersé, précaire. Leclerc doit y construire une armée avec des moyens dérisoires, composée notamment de soldats africains, puis la conduire contre une puissance militaire supérieure.

Les scènes de combat sont parmi les plus réussies du film parce que Baudry ne cherche pas constamment à les transformer en tableaux héroïques. La caméra reste proche des hommes, des véhicules, de la poussière et du vacarme. La guerre apparaît moins comme une chorégraphie glorieuse que comme une expérience sensorielle brutale. Les images d’archives en noir et blanc, intégrées aux séquences reconstituées, accentuent parfois cette impression d’une Histoire qui se fabrique sous nos yeux. Le procédé pourrait sembler démonstratif ; il fonctionne surtout lorsqu’il rappelle que ces personnages, contrairement à nous, ne connaissent pas la suite.


C’est peut-être le paradoxe le plus fécond du film : nous savons que la France sera libérée, que Leclerc entrera dans Paris et que de Gaulle finira par s’imposer. Pourtant, Liberté parvient par moments à faire disparaître cette connaissance rétrospective. Son véritable suspense ne consiste pas à demander qui gagnera la guerre, mais si une idée peut survivre suffisamment longtemps pour devenir une réalité. La France libre est d’abord une hypothèse. Le film trouve sa tension dans le passage de l’hypothèse à l’existence.

Jean Moulin, incarné par Félix Kysyl, complète cette réflexion. Son combat rappelle que la liberté ne se fabrique pas seulement dans le désert ou dans les bureaux londoniens. Elle doit aussi être organisée clandestinement, au milieu des rivalités, de la peur et des arrestations. La violence qui finit par atteindre Moulin donne au film une profondeur tragique : certaines victoires nationales sont bâties sur des destins individuels qui, eux, ne connaissent pas la victoire.

Le principal mérite de La bataille de Gaulle : Liberté est finalement de comprendre que résister et libérer sont deux verbes très différents. Résistance racontait le refus. Liberté raconte la mécanique qui doit suivre : rallier, négocier, convaincre, armer, combattre. Le premier mouvement dit non ; le second doit inventer ce qui viendra après le non.


Le film n’est pas sans lourdeurs. Sa durée imposante et son ambition de fresque peuvent parfois donner au récit une majesté un peu appuyée. Certaines situations semblent vouloir rappeler leur importance historique au lieu de simplement la laisser émerger. Mais cette solennité est contrebalancée par une véritable intelligence dramatique, par un casting remarquablement homogène et surtout par la conviction que la grande Histoire est faite de décisions qui, au moment où elles sont prises, ressemblent moins à des certitudes qu’à des paris.

C’est pourquoi Liberté mérite mieux qu’une lecture purement patriotique. Son sujet véritable est la fabrication de la confiance. De Gaulle croit en une France qu’il ne peut plus voir ; Leclerc agit comme si la victoire était possible alors que tout semble indiquer le contraire ; Moulin organise une résistance dont l’issue demeure longtemps incertaine. Aucun ne possède la garantie du lendemain. Ils possèdent seulement cette faculté rare de se comporter comme si l’avenir pouvait encore être influencé.

« Ils ont cru à l’impossible » : la formule pourrait sembler banale si le film ne s’attachait précisément à montrer combien cet impossible était matériellement réel. Ils manquaient d’armes, d’hommes, de territoires et parfois même d’alliés. Ils n’avaient pas le luxe de connaître leur propre légende. C’est ce qui donne à La bataille de Gaulle : Liberté son meilleur sujet : non pas la victoire, mais le moment fragile qui la précède, lorsque quelques individus avancent dans le désert avec une idée assez forte pour devenir, peut-être, un pays.

LENA GHIO   

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