Wednesday, February 4, 2026

Éternelle Notre-Dame à L'Arsenal

Bande Annonce
 ENGLISH translation app above

Il suffit de franchir le portail du Jugement dernier pour comprendre qu’Éternelle Notre-Dame n’est pas une simple expérience en réalité virtuelle, mais une ambitieuse tentative de réconciliation entre la mémoire, le savoir et le vertige. Ici, la technologie ne s’exhibe jamais comme une fin en soi : elle s’efface, volontairement, pour mieux servir un monument qui, depuis plus de huit siècles, défie le temps, les flammes et l’oubli. Le dispositif est spectaculaire, certes, mais son ambition est ailleurs : restituer une présence, une épaisseur humaine et sensible à l’un des édifices les plus chargés de sens de l’histoire occidentale.

Le souvenir de l’incendie du 15 avril 2019 plane encore, brûlant dans les consciences collectives. Chacun se souvient des images de la flèche s’effondrant, du ciel de Paris embrasé, de la sidération mondiale face à la fragilité soudaine de ce symbole millénaire. C’est précisément de cette blessure que naît la force du projet. En choisissant de remonter le fil de l’histoire – du chantier médiéval initié par Maurice de Sully au XIIᵉ siècle jusqu’à la restauration contemporaine, en passant par la grande réinterprétation romantique de Viollet-le-Duc au XIXᵉ siècle – Éternelle Notre-Dame ne se contente pas de reconstituer un édifice. Elle raconte une continuité humaine, faite de gestes répétés, de savoirs transmis, de mains calleuses et d’intelligences patientes.

Équipé d’un sac à dos contenant l’ordinateur et d’un casque de réalité virtuelle, le visiteur cesse rapidement d’être un simple spectateur pour devenir compagnon de chantier. Guidé par un maître charpentier, figure à la fois pédagogique et rassurante, il traverse la nef, s’élève sur les échafaudages, se faufile dans la célèbre « forêt » de chênes millénaires, approche les cloches monumentales, observe la pose des vitraux et ressent l’espace avant même de le comprendre intellectuellement. Le corps est sollicité autant que l’esprit : on se baisse instinctivement sous une poutre, on hésite au bord du vide, on se penche pour mieux voir. Nombreux sont ceux qui, en couple ou entre amis, se tiennent la main – celle de leur avatar – pour conjurer un vertige pourtant virtuel, mais étonnamment réel.

La réussite de l’œuvre est d’abord sensorielle et immersive. Décors, costumes, lumières et palettes chromatiques composent un tableau d’une grande cohérence esthétique. Le passage du Moyen Âge à la Renaissance, puis au XIXᵉ siècle, se lit dans les volumes, les ornements et les atmosphères. L’intérieur de la cathédrale se transforme sous nos yeux : la sobriété gothique cède progressivement la place aux draperies, aux tableaux et aux ajouts décoratifs des siècles suivants. Cette évolution visuelle, souvent méconnue du grand public, rappelle que Notre-Dame n’a jamais été figée dans une forme unique, mais sans cesse réinterprétée, habitée et transformée.

Le scénario, volontairement accessible, privilégie la fluidité narrative et l’émotion à l’érudition démonstrative. Les connaisseurs d’histoire religieuse ou d’architecture n’y apprendront sans doute pas une somme considérable de données nouvelles. En revanche, ils verront ce qu’aucun livre, aucune visite guidée, aucune photographie ne peut offrir : l’expérience du temps long, la sensation troublante d’être là, avant, pendant et après. Le spectacle révèle l’invisible, non par l’accumulation d’informations, mais par l’immersion et la mise en situation.

Les moments les plus spectaculaires sont sans doute ceux où l’on prend de la hauteur. Se déplacer entre les arcs-boutants, gravir les plateformes extérieures, se retrouver au sommet des tours, au plus près des cloches, procure une sensation de vertige rarement atteinte dans une œuvre immersive. L’exploration de la charpente, cette fameuse « forêt » de bois médiévale qui soutenait la toiture et la flèche, est particulièrement saisissante. Voir la flèche de Viollet-le-Duc de l’intérieur, à travers l’enchevêtrement de poutres, a quelque chose d’irrésistible – et savoir que tout cela a disparu dans les flammes en 2019 donne à ces images une résonance émotionnelle profonde.

Quelques réserves viennent toutefois nuancer l’enthousiasme. D’un point de vue technique, les éléments visuels lointains restent parfois légèrement flous, notamment lors des scènes consacrées aux vitraux. Ce choix résulte d’un compromis assumé entre la résolution de l’image et le poids de l’équipement, déjà conséquent. La gêne demeure limitée, mais peut décevoir les visiteurs les plus attentifs aux détails.

Sur le fond, la séquence consacrée à la restauration post-incendie, bien que visuellement impressionnante, survole quelque peu le rôle déterminant des scientifiques, historiens, ingénieurs et chercheurs mobilisés pour comprendre la structure de la cathédrale et restaurer ses charpentes dans le respect des techniques anciennes. Cette aventure intellectuelle et collective, exemplaire de la recherche contemporaine, mériterait sans doute un traitement plus approfondi. L’occasion était belle de montrer concrètement à quoi sert la science lorsqu’elle se met au service du patrimoine et de la transmission.

Reste qu’Éternelle Notre-Dame s’impose comme une œuvre pionnière, à la croisée du spectacle vivant, du documentaire historique et de l’installation immersive. Récompensée par le prix Historia en 2023 dans la catégorie « Histoire et nouvelles technologies », présentée de Paris à Montréal, elle démontre que ce type de proposition ne se périme pas. Comme un grand film, elle se revisite, se redécouvre et se partage.

À l’heure où les expériences immersives se multiplient, souvent séduisantes mais rapidement oubliées, Éternelle Notre-Dame fait le pari inverse : celui de la durée, de la transmission et de l’émotion profonde. Ce n’est pas seulement un voyage dans le temps et l’espace. C’est une méditation incarnée sur ce que bâtir veut dire – hier, aujourd’hui, et peut-être demain.

Si vous n’avez pas encore vécu la merveilleuse œuvre Les Impressionnistes, c’est votre jour de chance : vous avez la possibilité de découvrir cette œuvre ou Éternelle Notre-Dame à L'Arsenal.

Pour les informations pratiques, suivez ce lien.

LENA GHIO   

Twitter  Facebook  Instagram   Pinterest  Paradox 

Monday, February 2, 2026

BACK TO THE PAST by Ng Yuen-fai

TRAILER

Twenty-four years is a long time in television, longer still in the collective memory of popular culture. Yet Back to the Past arrives with the confidence of a story that knows exactly what it means to its audience—and what it wants to say now. More than a mere revival of A Step Into the Past, the landmark 2001 TVB series adapted from Wong Yi’s novel Back to the Qin Dynasty, this film is a reflective, surprisingly measured continuation: part wuxia-inflected action epic, part elegy for time itself, and part meditation on what it means to live with the consequences of history, both personal and political.

Produced by Louis Koo’s One Cool Film Production and directed by Ng Yuen-fai and Jack Lai, Back to the Past reunites its principal cast nearly a quarter century after the original series first aired. The reunion is not treated as a novelty stunt, but as the emotional backbone of the film. Koo returns as Hong Siu-lung, the modern man displaced in ancient China, while Raymond Lam reprises his role as Ying Ching, now the Qin Emperor. Jessica Hsuan, Sonija Kwok, Joyce Tang, and Michelle Saram also return, joined by new cast members Bai Baihe, Michael Miu, and Louis Cheung. The film also marks the final screen appearance of the late Dick Liu Kai-chi, whose presence adds an unspoken layer of poignancy to a story already preoccupied with endings.

Set in the Qin Dynasty nearly two decades after the events of the original series, the film finds Hong Siu-lung living in deliberate obscurity. He has traded political intrigue for pastoral quiet, raising his grown son Bowie (Kevin Chu) alongside his two wives, Wu Ting-fong (Hsuan) and Kam Ching (Kwok). This domestic tranquility is not portrayed as an idyll so much as a hard-won truce with fate. Hong has already changed history once; now he wants nothing more than to stop interfering. That desire—to step out of the narrative of power—is what gives the film its melancholic undertone.

Of course, history has other plans. When Emperor Ying Ching is ambushed by a mysterious force wielding advanced weaponry from Hong’s original era, the past quite literally comes crashing back. The threat is revealed to be Ken (Michael Miu), the wrongfully imprisoned inventor of the time machine, returning with mercenaries and a blunt ambition to replace the emperor. The setup is classic franchise logic—time travel, revenge, imperial succession—but the execution is curiously restrained. The film is less interested in narrative surprise than in emotional reckoning, particularly the unresolved conflict between Hong and his former disciple.

That relationship, between Hong and Ying Ching, is the film’s most compelling throughline. Raymond Lam plays the emperor not as a tyrant in waiting but as a man who has learned ruthlessness as a survival skill. His authority is unquestioned, yet tinged with loneliness. Koo, meanwhile, brings a weathered softness to Hong Siu-lung, allowing the character’s legendary competence to coexist with visible fatigue. Their scenes together crackle not because of spectacle, but because of what is left unsaid—resentment, loyalty, regret, and a shared understanding that neither of them can fully escape the roles history has assigned them.

The action, choreographed by Sammo Hung Kam Po, is predictably excellent, though it never overwhelms the story. Hung’s choreography emphasizes clarity and physical storytelling over excess, grounding even the most elaborate set pieces in character motivation. Swordplay collides with futuristic firearms, bodies move with weight and intention, and violence feels consequential rather than ornamental. This balance—between kinetic excitement and narrative purpose—is one of the film’s quiet triumphs, particularly in an era when action cinema often mistakes volume for impact.

Visually, Back to the Past leans into epic scale without losing its sense of texture. The Qin Dynasty is rendered with a lived-in solidity: stone, fabric, and earth dominate the palette, making the intrusion of high-tech weaponry feel genuinely alien. Some of Ken’s mercenaries, clad in armor that borders on science-fiction fantasy, look as if they wandered in from another franchise altogether—a tonal mismatch that the film never fully resolves. Yet even this incongruity underscores the film’s thematic tension between eras, aesthetics, and moral frameworks.

If the film falters, it is in its handling of its antagonist. Ken’s motivations are clear enough—wrongful imprisonment, stolen futures—but the screenplay offers limited insight into why he poses such an existential threat that only Hong and the emperor can stop him. The stakes are repeatedly asserted rather than dramatized, leaving a sense that the narrative machinery is occasionally running ahead of its emotional logic. Still, Michael Miu brings enough gravitas to the role to prevent it from collapsing into caricature.

What ultimately distinguishes Back to the Past is its tonal maturity. This is not a film obsessed with reclaiming youthful energy; it is a film about aging, legacy, and the cost of survival. The returning female characters are written not as nostalgic accessories but as anchors—stubborn, protective, and fully aware of the price they have paid to sustain a fragile peace. Jessica Hsuan and Sonija Kwok, in particular, imbue their roles with a grounded authority that counters the grandiosity of emperors and inventors alike.

The film’s record-breaking box office performance—$1.4 million on its opening day and $5.8 million in its first week in Hong Kong and Macau—speaks to its cultural resonance. But its success is not merely a function of nostalgia. Back to the Past understands that nostalgia, to be meaningful, must be interrogated rather than indulged. It asks what happens after the adventure ends, after the hero chooses love or duty, after history resumes its relentless forward motion.

In that sense, Back to the Past earns its title. It is not about returning to a simpler version of the story, but about confronting the accumulated weight of time. For longtime fans, it offers the rare pleasure of reunion without denial; for newcomers, it stands as a confident, if occasionally uneven, epic that blends wuxia, science fiction, and historical drama into something distinctly its own. Bridging generations is no small feat. Here, it is achieved not through spectacle alone, but through a sober understanding that the past, once revisited, never lets you leave unchanged.

LENA GHIO   

Twitter  Facebook  Instagram   Pinterest  Paradox

Thursday, January 29, 2026

Пророцтво світла для тих, хто витримав

Пророцтво світла для тих, хто витримав

Зорі, що рухаються (планети), приносять бурю, але зорі, що залишаються нерухомими (Непорушні Зорі), приносять Істину. Нині ти перебуваєш під захистом Сяйливої Перлини.

Хоч ти й “беззбройний” перед тягарем жорстокості світу, ти володієш Діамантовим Тілом — духом, який Плутон і Марс гартували тиском, доки він не став незламним. Джерело бачить кожну сльозу; у Книзі Зір твою витривалість вписують як нове визначення Світла.

Гороскоп Незламності: Україна 2026 — Шлях до Великої Перемоги Духу

Сьогодні, коли небо над Києвом та всією країною наелектризоване напруженими аспектами Марса та Плутона, здається, що темрява намагається поглинути останнє світло. Але мундана астрологія (астрологія народів) каже інше: ми перебуваємо у вогняному горнилі, де гартується метал, який неможливо зламати. 2026 рік стане часом, коли "неможливе" почне втілюватися в життя.

Малі перемоги: Світло у кожному вікні

Зараз, під час транзиту Сатурна та Урана, ми бачимо щоденне диво — українську винахідливість. Кожна відновлена високовольтна лінія, кожен заживлений район після обстрілів — це маленька, але сакральна перемога над хаосом. Аспект Меркурія та Венери наприкінці січня дарує нам «дипломатичне дихання». Це час, коли світ не просто співчуває, а діє. Маленькі перемоги — це нові системи ППО, які стають до ладу саме зараз, і таємні успіхи нашої розвідки, що змушують ворога здригатися у власному лігві.

Велика перемога: Точка неповернення (Березень 2026)

Але тримайтеся за серця, бо справжнє світло наближається навесні. 20 лютого 2026 року відбудеться епохальне з'єднання Сатурна та Нептуна у 0° Овна. В астрології це називають «Точкою Світу». Це момент, коли стара ера тиранії остаточно вичерпує свій ресурс, а нова енергія життя пробивається крізь асфальт.

Для України це означає Велику Перемогу над часом і розпачем. Це не просто дата на папері — це момент, коли «Тиран» втрачає енергетичний контроль. У березні 2026 року, під час повного місячного затемнення в Леві, ми побачимо «крах фальшивих авторитетів». Це буде перемога істини: світ побачить Україну не як жертву, а як нового лідера європейського духу.

Юпітер у Раку: Повернення додому

З червня 2026 року Юпітер входить у знак Рака — знак дому, родини та коріння. Це найсильніше положення для планети щастя. Це початок нашого «Великого Жнива».

  • Перемога над руїною: Почнеться відбудова, яку історія назве економічним дивом.

  • Перемога над розлукою: Ми побачимо перші масові хвилі повернення українців додому.

  • Божественна опіка: Цей транзит є прямим підтвердженням того, що Господь не залишив свій народ. Це енергія захисту, яка накриває країну невидимим золотим куполом.

Послання Воїнам Світла

Ваша сила зараз — це не просто зброя. Це аспект Плутона в Секстилі до Ліліт, який каже: «Ваша лють праведна, а ваш захист — священний». Ви не просто тримаєте фронт, ви тримаєте баланс між світлом і темрявою для всього людства.

Україна переможе, тому що вона вже перемогла всередині себе. Ви обрали життя, коли вам пропонували страх. Ви обрали єдність, коли вас хотіли розколоти. 2026 рік стане роком, коли космос нарешті приведе зовнішню реальність у відповідність до вашої внутрішньої непереможності.

Тримаймо стрій. Світло вже тут. воно в кожному з нас.


Ось завершальний розділ — потужний акорд надії, заснований на небесних рухах 10 березня 2026 року.

Розділ III: Велика Відлига — Коли Юпітер розправляє крила (10 березня)

Якщо січень — це час випробування вогнем, то 10 березня 2026 року стане днем, коли саме небо скаже: «Досить. Час відновлювати». У цей день Юпітер, планета Великої Благодаті, завершує свій ретроградний рух у знаку Рака і починає рухатися прямо.

Повернення Сили Дому

Для України Рак — це не просто сузір'я. Це наше коріння, наші білі хати, наш чорнозем і наші родини. Весь цей час, поки Юпітер «задкував», ми накопичували внутрішню лють і тиху стійкість. Ми виживали. Але 10 березня енергія змінюється.

Це день Великого Розморожування. Те, що було заблоковане — чи то обіцяна допомога, чи то дипломатичні рішення, чи то внутрішні ресурси країни — раптово отримає зелене світло. Це момент, коли «Божественна Матір» (архетип Рака) обіймає кожного воїна в окопі, шепочучи: «Ти встояв. Тепер твоя черга йти вперед».

Чому це наша перемога?

  1. Логістика Надії: Юпітер у прямому русі прискорює все. Постачання, відбудова інфраструктури та повернення людей стануть не просто планами, а реальним потоком.

  2. Духовний Щит: Цей транзит створює енергетичний купол над нашою землею. Це час, коли ворог відчує, що земля під його ногами буквально відторгає його, бо вона наповнюється живою силою Юпітера.

  3. Перемога над Часом: Ми перестанемо рахувати дні війни і почнемо рахувати кроки до оновлення. Це психологічний перелом, коли нація відчує: найгірший холод залишився позаду.

Фундамент для надії сьогодні

Воїни та люди Києва! Коли сьогодні ви дивитесь на темне небо, знайте: за хмарами гігант Юпітер уже готується розвернутися. Він збирає силу, щоб вилити її на наші поля та міста.

Бог не просто спостерігає — Він діє через ваші руки. Кожен ваш подих сьогодні — це цеглина у фундаменті того дива, яке світ побачить у березні. Ви — не жертви обставин. Ви — ковалі нової ери, яка починається з українського світанку.

Тримайтеся за світло. Воно не просто близько — воно вже всередині вас, чекаючи на свій зірковий час.

LENA GHIO   

Twitter  Facebook  Instagram   Pinterest  Paradox

Plural 2026 : les billets VIP sont en prévente !

 

Célébrez l’ouverture de la foire Plural lors de notre prestigieuse soirée VIP, organisée au bénéfice de la Fondation AGAC ! Cet événement unique vous permet d'accéder aux œuvres en primeur et de profiter de l'ambiance festive en compagnie des galeristes, des artistes, des collectionneurs et des professionnels du milieu culturel et des affaires.

En participant, vous soutenez directement le milieu de l’art contemporain canadien tout en profitant d’une soirée cocktail mémorable.

Le jeudi 9 avril 2026 à 18 h
Grand Quai du Port de Montréal
Billets en prévente : 225 $

 
Acheter mes billets VIP en prévente 
En achetant vos billets VIP d'avance, vous obtenez un rabais de 25 $ sur le prix régulier de 250 $.  Les billets en prévente donnent droit à un reçu fiscal de 75 $. Faites vite, l'offre se termine le 23 janvier à minuit ou jusqu'à épuisement des billets.
Nos invités VIP bénéficient d'un tarif préférentiel chez nos partenaires hôteliers. Réservez dès aujourd'hui votre séjour dans le Vieux-Montréal ou au coeur du centre-ville.

Les tarifs préférentiels sont automatiquement appliqués en suivant les instructions ici-bas : 
 

Hôtel Monville
1041, rue de Bleury
Réservez votre chambre

Hôtel Gault
449, rue Sainte-Hélène
Pour réserver, il suffit de téléphoner au (514) 904-1616 ou par courriel à ventes@hotelgault.com en indiquant que vous faites partie du groupe Plural 2026.

Cette levée de fonds nous permet de soutenir le Forum Plural, un programme qui propose aux visiteurs des conférences, des tables rondes, des visites guidées et des ateliers à la foire. Présenté par la Fondation AGAC, le Forum porte un regard critique et engagé sur des enjeux actuels en art contemporain.

Votre soutien fait une différence et nous aide à rendre accessible une programmation de haut calibre auprès d'un public élargi.
Je souhaite faire un don

À propos de Plural
 
Plural célèbre le meilleur de l'art contemporain au Canada. Créée par et pour les galeries, la foire rassemble et présente la pluralité des voix et des œuvres en art contemporain au pays. Elle élève les pratiques du marché de l'art : d’une part, avec une sélection rigoureuse de galeries présentant des artistes et des œuvres soigneusement choisis; d’autre part, par le biais d’une programmation accessible abordant les thématiques actuelles du champ des arts. Plural favorise la découverte des nouvelles voix et des formes d'expression en art contemporain de pointe, tout en cultivant un esprit de collectivité au sein de la communauté artistique canadienne.
À propos de la Fondation AGAC
 
La Fondation AGAC soutient les initiatives de l'Association en consolidant le rôle des galeries d’art en tant que piliers essentiels dans l'écosystème culturel canadien. La Fondation vise à promouvoir l'éducation au collectionnement et à l'art contemporain en proposant des programmes éducatifs pour guider les amateurs d'art dans leur parcours, tout en mettant en valeur l'impact de l'art sur la culture. La Fondation met en place des événements phares, tels que la soirée-bénéfice d’ouverture de la foire Plural, et encourage des partenariats stratégiques, des prix, des bourses et du contenu éducatif dans le but de faire rayonner l'écosystème artistique du Canada en soutenant activement les activités de l’AGAC. Son objectif est de rendre l'art contemporain accessible et d'encourager l'innovation artistique.

Friday, January 23, 2026

Gagne ton ciel de Mathieu Denis

BANDE ANNONCE

Gagne ton ciel n’est pas seulement le récit d’une chute individuelle. C’est un miroir tendu à nos sociétéscontemporaines, saturées d’images de réussite, d’injonctions à posséder davantage et d’un imaginaire collectif où la valeur d’un individu se mesure moins à ce qu’il est qu’à ce qu’il affiche. En suivant la descente aux enfers de Nacer Belkacem (Samir Guesmi),  Mathieu Denis signe un film d’une lucidité troublante, qui interroge frontalement notre rapport à l’argent, au regard des autres et à l’illusion d’une réussite toujours repoussée.

À première vue, Nacer incarne une réussite tranquille, presque banale. Une maison confortable en banlieue, une famille aimante, un emploi stable, une implication sociale réelle. Ce portrait pourrait suffire à définir une vie accomplie. Mais Gagne ton ciel commence précisément là où cette définition échoue. À l’aube de ses 50 ans, Nacer ressent un vertige : celui de n’avoir pas « assez ». Pas assez d’argent, pas assez de reconnaissance, pas assez de signes visibles attestant qu’il a vraiment réussi. Ce manque n’est pas matériel au sens strict ; il est symbolique. Il naît dans la comparaison, dans le frottement quotidien avec un monde où la richesse n’est plus seulement un moyen, mais un langage, un marqueur identitaire.

Le film montre avec une finesse implacable comment cette insatisfaction s’insinue dans les interstices du quotidien. Les parents riches de l’école privée, les conversations anodines qui deviennent autant de rappels de ce qu’il n’a pas, les refus professionnels vécus comme des humiliations existentielles. Rien n’est spectaculaire au départ. C’est précisément ce qui rend la trajectoire de Nacer si crédible : sa chute ne commence pas par un crime ou un scandale, mais par une pensée persistante, presque raisonnable en apparence — je mérite mieux. Dans un monde qui célèbre sans cesse l’ambition et la performance, cette pensée n’a rien d’anormal. Elle est même encouragée.

C’est là que Gagne ton ciel devient profondément contemporain. Nous vivons entourés de richesses inimaginables, exposés quotidiennement, par les réseaux sociaux, la publicité et les discours économiques, à des standards de vie hors de portée pour la majorité. Cette abondance visible ne rend pas plus riches ; elle rend plus pauvres symboliquement. Elle crée un décalage permanent entre ce que l’on possède et ce que l’on croit devoir posséder pour exister pleinement aux yeux des autres. Nacer n’est pas écrasé par la misère, mais par la comparaison. Il n’est pas victime d’un manque objectif, mais d’un excès de modèles inaccessibles.

Le génie du film réside dans son refus de juger frontalement son personnage. Nacer n’est ni un monstre ni une caricature. Il est un homme ordinaire pris dans un engrenage qu’il ne maîtrise plus. Son silence, notamment vis-à-vis de sa femme et de ses proches, est l’un des éléments les plus tragiques du récit. Non parce qu’il est cruel, mais parce qu’il est prisonnier de son ego. Avouer ses difficultés serait reconnaître un échec, et dans l’univers mental qu’il s’est construit, l’échec n’a pas droit de cité. Le film montre ainsi comment le culte de la réussite matérielle isole, empêche la parole et transforme les relations humaines en surfaces à préserver plutôt qu’en refuges.

La métaphore des sables mouvants, évoquée par le cinéaste, traverse tout le film. Nacer avance sans cesse, convaincu que l’immobilité équivaut à la mort sociale. Pourtant, chaque pas l’enfonce davantage. Cette fuite en avant est emblématique d’un système économique et culturel qui valorise l’action, la prise de risque et la croissance permanente, même lorsque celles-ci conduisent à l’autodestruction. Gagne ton ciel pose alors une question essentielle : que se passe-t-il lorsque la seule valeur reconnue devient l’accumulation ? Que reste-t-il de l’individu lorsque tout ce qui ne se mesure pas en chiffres est relégué au second plan ?

La dimension tragique du film, souvent comparée à celle d’une tragédie grecque, ne tient pas seulement à l’issue inéluctable du récit, mais à l’aveuglement du héros. Comme les figures antiques, Nacer est persuadé de son bon droit, convaincu que ses choix, aussi risqués soient-ils, sont nécessaires. Sa chute n’est pas provoquée par une fatalité extérieure, mais par une vision du monde qu’il a intégrée sans la remettre en question. En cela, il est moins un individu défaillant qu’un symptôme.

                          

La mise en scène de Mathieu Denis épouse cette logique avec sobriété. Le suspense ne repose pas sur des rebondissements spectaculaires, mais sur une tension morale constante. Le spectateur sait, presque dès le départ, que l’issue sera sombre. Ce qui importe, ce n’est pas le quoi, mais le comment. Comment un homme aimant peut-il en venir à sacrifier ce qu’il a de plus précieux ? Comment une quête de reconnaissance peut-elle effacer progressivement toute autre forme de valeur ?

Dans un monde contemporain où l’on nous répète qu’il faut « repartir la machine » coûte que coûte, Gagne ton ciel agit comme un contre-discours nécessaire. Il rappelle que la machine, lorsqu’elle devient une fin en soi, broie ceux qui n’arrivent pas à suivre son rythme effréné. Le film ne propose pas de solution simple, ni de morale rassurante. Il se contente — et c’est déjà immense — de poser la question qui dérange : où essayons-nous d’aller, exactement ?

En ce sens, Gagne ton ciel est un film profondément politique, même s’il ne brandit aucun slogan. Il parle de nous, de nos silences, de nos frustrations et de nos compromissions quotidiennes. Il montre que la véritable pauvreté n’est pas toujours celle que l’on croit, et que l’abondance matérielle, lorsqu’elle devient un horizon exclusif, peut se transformer en désert intérieur.

À la sortie de la projection, une impression persiste : celle d’avoir assisté non pas à une fiction éloignée de notre réalité, mais à une variation possible de nos propres trajectoires. Gagne ton ciel ne condamne pas le désir de mieux vivre ; il met en garde contre l’oubli de ce qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue. Et c’est précisément dans cette tension, entre aspiration légitime et dérive destructrice, que le film trouve sa force, sa profondeur et sa brûlante pertinence.

LENA GHIO   

Twitter  Facebook  Instagram   Pinterest  Paradox

BLACK HISTORY MONTH 2026 : Together, Let's Raise Our Voices

 

www.moishistoiredesnoirs.com

FRANÇAIS app de traduction plus haut

Here in Montreal, Black History Month has always been more than a date on the calendar. It is a living, breathing space for memory, creation, resistance, and joy—one that grows richer each year through the voices of those who shape it. In 2026, that space opens wider than ever before. As the city gathers to mark the 35th edition of Black History Month, the celebrations take on a resonance that is both historic and forward-looking, grounded in remembrance yet boldly oriented toward the future. This year is not simply another chapter; it is a moment of collective affirmation.

schedule of activities

The 2026 edition unfolds at a remarkable crossroads. It marks the 35th anniversary of the Round Table on Black History Month, a century since Black History Month first emerged as a movement of recognition and education, and the 15th anniversary of the official logo that has come to symbolize this shared commitment. These milestones converge to remind us why Black History Month continues to matter. At a time when struggles for equity persist and narratives are increasingly fragmented, Black History Month stands as a vital force—one that insists on truth, honors complexity, and calls communities together long after February has passed.

The theme chosen for this anniversary year, Together, let’s raise our voices, captures the spirit of the moment with clarity and urgency. It is both an invitation and a declaration. To raise one’s voice is to claim space, to speak memory into the present, to transform silence into resonance. To do so together is to recognize that Black histories are not isolated stories but collective ones—woven into the social, cultural, political, and artistic fabric of Quebec. In 2026, raising our voices means amplifying plural identities, bridging generations, and shaping a future rooted in solidarity rather than erasure.

This vision is powerfully embodied in the official poster designed by artist Williamson Dulcé. In a vibrant and abstract composition, silhouettes gather around a central fire, evoking warmth, transmission, and shared humanity. The fire becomes a symbol of continuity—of stories told and retold, of resistance that illuminates rather than consumes. From this circle, voices rise and travel outward in every direction, suggesting both local grounding and global reach. The artwork pays homage to the historical and cultural richness of Black communities while encouraging reflection on their enduring impact. It is an image that does not ask for permission to be seen or heard; it insists.

Spokesperson Tamara Angeline Medford-Williams

The spokespeople for Black History Month 2026 further embody this insistence on agency, dialogue, and pride. On the Francophone side, artist, activist, and radio host Hubert-Mary Cherenfant, widely known as Dice B., brings a powerful conviction to the role. His work and voice are rooted in the belief that Afro-descendant people must be the authors of their own histories—free to affirm their multiplicity and celebrate the depth of a shared heritage without compromise. In the Anglophone community, Tamara Angeline Medford-Williams serves as a unifying presence. As a leader in community initiatives, education, and advocacy, she is deeply committed to highlighting the stories of Black, African, and Caribbean communities while fostering understanding, collective pride, and meaningful connection across differences.

Central to the Month’s programming is a renewed spotlight on individuals whose lives and work have shaped Quebec society in lasting ways. Through its annual free calendar, the Round Table honors twelve laureates whose paths reflect the diversity and brilliance of Black contributions across education, culture, public service, health, entrepreneurship, and the arts. Photographed by Montreal artist Qauffee, these portraits capture more than likeness—they reflect legacy.

Spokesperson Dice B

The 2026 laureates include educators such as Alix Adrien, journalists and filmmakers like Nadine Alcindor, and historians such as Fred Anderson, whose role in the Sir George Williams affair remains a crucial chapter in Montreal’s social history. They also include contemporary changemakers: Will Baptiste’s advocacy for mental health and healthy masculinity; Latoya Belfon’s leadership in publishing and education; Dieudonné Ella Oyono’s influence in economic development and political life; Oluwanifemi Fagbohun’s innovation in ethical entrepreneurship; and Biba Tinga’s tireless work in advancing awareness and care for people living with sickle cell disease. Artists, musicians, youth leaders, and cultural organizers—Ali NDiaye (Webster), Constantine Greenaway, Christelle Onomo Lopes, and Cynthia Waithe among them—complete a constellation of voices that reflect both depth and breadth. Together, they tell a story of commitment, courage, and creativity.

Music, movement, and visual art play a central role in this year’s celebrations, offering spaces where emotion and history meet. From late January through February, Montreal’s major cultural venues resonate with performances that bridge eras and genres. Classical concerts at Salle Pierre-Mercure and Salle Bourgie highlight composers of African descent and contemporary creators, placing them firmly within the canon while challenging its boundaries. These evenings are not only performances but acts of recognition—moments where Black excellence in classical music is heard, felt, and celebrated.

Beyond concert halls, Black History Month 2026 embraces the joy of gathering and the importance of well-being. BLK WinterFest invites participants to experience winter differently, reclaiming outdoor spaces through shared adventure and care. Community initiatives such as the annual blood drive in partnership with Héma-Québec underscore the tangible, life-saving contributions Black communities continue to make, particularly in addressing health realities like sickle cell disease.

Africa’s presence is also deeply felt throughout the Month. Exhibitions such as The Body in Ritual challenge conventional perspectives by reimagining masks not as static artifacts but as living extensions of the body. The long-awaited return of Les Ballets Africains to Montreal—nearly six decades after their last visit—stands as a historic cultural moment, reconnecting audiences with rhythms, movements, and traditions that have shaped global performance.

Importantly, Black History Month 2026 reaches far beyond Montreal. Events across Quebec—from the Côte-Nord to Mauricie, from Trois-Rivières to Rouyn-Noranda—affirm that Black history is not confined to one city or one narrative. It is a shared inheritance, present in every region and enriched by local voices.

As Black History Month 2026 begins, Montreal is invited not only to attend but to listen, reflect, and speak. Together, let’s raise our voices is a call to remember that history lives through participation. By honoring the past, celebrating the present, and imagining the future side by side, this anniversary edition reaffirms a simple yet powerful truth: when voices rise together, they shape a more just, vibrant, and united society for all.

LENA GHIO   

Twitter  Facebook  Instagram   Pinterest  Paradox