Sunday, May 18, 2014

Youn Gallery celebrates 1 year! / La Galerie Youn célèbre 1 an!

JOHN LUCAS photo Lena Ghio
Français plus bas

This past friday the 16th of May, a warm and rainy day, I went to the charming Youn Gallery to toast the one year anniversary of its opening. It was also the opening for two artists: JOHN LUCAS and MICHELLE BUI.
CLUCA was also present to make a toast.

MICHELLE BUI photo Lena Ghio
The works of John Lucas concern industrial artifacts. Although they are photography, the pieces are exquisitely textured, painterly with rich colors that I find quite appealing. Michelle Bui is concerned with expressing dark matter, she is interested in the cosmos and her works are delicate but very well executed whether they are drawings, sculptures, or installations.

Among the art collectors present, I met DENIS LÉPINE.  MICHEL BRISSON of Boutiques Michel Brisson was also present.

FRANÇAIS

CLUCA  photo Lena Ghio
Ce vendredi dernier le 16 mai, une journée chaude et pluvieuse, je me suis rendue à la charmante Galerie Youn pour lever mon verre à son anniversaire d'un an. C'était aussi le vernissage de deux artistes:  JOHN LUCAS et MICHELLE BUICLUCA était aussi présente pour faire un toast.

Les oeuvres de John Lucas concernent les objets industriels. Malgré que ce sont des photos, les pièces sont exquisément texturées, traitées tel la peinture avec des couleurs riches que je trouve attractives. Michelle Bui se soucie d'exprimer la matière noire, elle est intéressée par le cosmos et ses oeuvres sont délicates et vraiment bien exécutées que ce soient des dessins, des sculptures, ou des installations.

Parmi les collectionneurs présents, j'ai rencontré DENIS LÉPINE. MICHEL BRISSON de Boutiques Michel Brisson était aussi présent. 

CHEERS!
-LENA GHIO


Sunday, May 11, 2014

Emerge Art, La Biennale de Montréal, le règne de la beauté & 25 ans du CCA

Français en bleu
EMERGE ART WORLD PREMIERE / PREMIÈRE MONDIALE EMERGE ART
Left/Gauche Emerge Art Ptrêt-à-porter, centre: people captivated by Emerge Art/ gens captivés par Emerge Art, Right/Droite Lena Ghio  photos by/par Stéfanie Ghio
“very interesting and unique”    “touching and troubling”    “real magic”

Some of the comments written in my artist book by young visitors during the World Premiere Emerge Art exhibition that took place from April 22 to April 30th 2014 in Montreal. It is the young who are the most thrilled by the first exhibition in the world where you can see water talk to us in images. This discovery is monumental and will lead to the development of a clear and simple language between  nature and us. They understood the profound meaning of my discovery that offers them a link to the unlimited potential of nature. Some expressed the desire to experiment with Emerge Art and I am looking forward to seeing those results.

Soon I will publish a video that will give you a virtual tour of the most mind-blowing exhibition you have ever seen: EMERGE ART with the book «Extrême : Esthétique de la limite dépassée» by PAUL ARDENNE / Flammarion: where water is conscious of the contents of the book and expresses its understanding in images. Also I am preparing a scientific article that will link Emerge Art to the Theory of Extra Dimensions. Certain physicists will consider that theory as the definitive one if superstring theory proves impossible to prove. With Emerge Art, you become witness to another dimension where there are no barriers of time, space, not even death. When we look at what happens in the water, we get a whole new vision about the origins of life and this supports a new way of verifying extra-terrestrial life.

Here are the links to the articles that relate the genesis of Emerge Art 1, 2, 3, 4, 5, 6

Here are the links to the scientific articles that are the foundation of my next scientific article entitled Emerge Art and the Theory of Extra Dimensions: 1, 2, 3, 4 

FRANÇAIS

 “très intéressant et unique”     “touchant et troublant”    “de la vraie magie”

Quelques-uns des commentaires écrits dans mon cahier d’artiste par les jeunes visiteurs de la Première Mondiale de l’Emerge Art une exposition qui a eu lieu du 22 avril au 30 avril 2014 à Montréal. Ce sont les jeunes qui ont réagi avec le plus d’enthousiasme à la première exposition au monde où l’on peut voir l’eau nous parler en images. Cette découverte est monumentale et mènera au développement d’un langage claire et simple entre la nature et nous. Ils ont compris le sens profond de ma découverte qui leur offre un lien avec le potentiel infini de la nature. Certains artistes ont exprimé le désir d’expérimenter avec l’Emerge Art et j’ai hâte de voir ces résultats.

Sous peu je vais publier la vidéo d’une visite virtuelle de l’exposition la plus stupéfiante que vous aurez jamais vu : EMERGE ART avec le livre «Extrême : Esthétique de la limite dépassée» de PAUL ARDENNE / Flammarion : alors que l’eau est consciente des contenus du livre et exprime par l’image son entendement.  Aussi je prépare un article scientifique qui reliera l’Emerge Art à la Théorie des Dimensions Supplémentaires. Cette théorie est considérée par certains physiciens comme étant la théorie définitive si celle des supercordes ne peut être prouvé. Avec l’Emerge Art, on devient témoin d’une autre dimension où il n’y a aucune barrière du temps, de l’espace, ni de la mort. Quand on regarde ce qui se passe dans l’eau, on a une toute nouvelle vision sur les origines de la vie et ceci supporte une façon nouvelle de vérifier la vie extra-terrestre.

Voici les liens vers les articles qui racontent la genèse de l’Emerge Art 1, 2, 3, 4, 5, 6

Voici les liens vers les articles scientifiques qui sont le fondement  de mon prochain article scientifique intitulé  L’Emerge Art et la Théorie des Dimensions Supplémentaires: 1, 2, 3, 4 

LA BIENNALE DE MONTRÉAL  L’avenir (looking forward)

From left to right/ de gauche à droite: Sylvie Fortin, Mark Lanctôt, Peggy Gale,
Leslie Johnstone, Gregory Burke, John Zeppetelli   Photos Lena Ghio

We must wait until October to witness the full breadth of this exciting exhibition with 16 Montreal artists, and 45 International artists that are assembled by 4 curators around the topic of what our future may look like. Water is a thread throughout the exhibition, as many artists are thinking about this precious element so vital to us all. There are still sites to be found to host all the artists but a good part of the art will be presented at the Montreal Museum of contemporary art. SYLVIE FORTIN is chief curator and LESLIE JOHNSTONE, PEGGY GALE, MARK LANCTÔT and GREGORY BURKE are guest curators. Some of the artists to be seen: EDGAR ARCENEAUX, MATTHEW BUCKINGHAM, SHIRIN NESHAT, SUSAN TURCOT, NICOLAS BAIER and a lot more. The works to be seen are from all disciplines: outside projections, installations, photography, sculpture, painting: there will be 23 previously unseen works. To accompany this large-scale event, there will be 3 publications available.
Details will follow. Until then, we must wait.

LA BIENNALE DE MONTRÉAL  L’avenir (looking forward)

On doit attendre jusqu’en octobre avant d’être témoin de l’ampleur totale de cette exposition excitante avec 16 artistes Montréalais, 45 artistes Internationaux qui ont été assemblés par 4 commissaires autour du thème: comment aura l’air notre avenir. L’eau est un fil conducteur tout au long de l’exposition alors que plusieurs artistes se penchent sur la question de ce précieux élément si vital pour nous tous. Il y a encore des sites à repérer pour diffuser les œuvres, mais une grande partie seront au Musée d’art contemporain de Montréal. SYLVIE FORTIN est la commissaire en chef et LESLIE JOHNSTONE, PEGGY GALE, MARK LANCTÔT et GREGORY BURKE sont les commissaires invités. Parmi les artistes seront : EDGAR ARCENEAUX, MATTHEW BUCKINGHAM, SHIRIN NESHAT, SUSAN TURCOT, NICOLAS BAIER, et beaucoup d’autres! Les œuvres à voir sont de toutes les disciplines : projections extérieures, installations, photographies, sculptures, peintures : il y aura 23 créations inédites. Pour accompagner cet événement d’envergure, il y aura 3 publications de disponibles.

Les détails sont à suivre, jusqu’alors, on doit attendre.

Le règne de la beauté   Denys Arcand

De gauche à droite: Magalie Lépine-Blondeau, Pierre-Philippe Côté, Geneviève Boivin-Roussy, Mathieu Quesnel, Melanie Merkosky, Denys Arcand, Éric Bruneau, Marie-Josée Croze, Denise Robert, Daniel Louis  Photos Lena Ghio

La distribution du nouveau film de DENYS ARCAND, le règne de la beauté, qui ouvrira ce 15 mai, prend place à la conférence de presse dans un esprit jovial. Les blagues et le rire éclatent alors que M.Arcand, un leader hors pair selon ÉRIC BRUNEAU qui raconte comment le calme et la vision du réalisateur commandent  autant les comédiens que les techniciens sur le plateau avec joie et respect, mène la conférence.

“C’est le film le plus esthétique que j’ai jamais réalisé. Mon personnage central est un architecte donc je me suis placé dans la peau d’un architecte. Par exemple un architecte ne s’habille pas n’importe comment, il ne porte pas n’importe laquelle chaussure, il n’a pas n’importe laquelle mallette. ” On demande à M. Arcand de définir la beauté.  “La beauté est un absolu que je n’essayerais pas de définir, même les plus grands philosophes n’en sont pas capables. ” Demandé comment il décrirait le film : “C’est une comédie romantique où j’espère que les gens se retrouveront et puiseront l’apaisement  de ne pas se sentir seul avec des dilemmes similaires à ceux que vivent les protagonistes du film.” À la question de comment M.Arcand choisit sa distribution, il réplique après quelques instants : “C’est simple. Je me demande toujours vais-je aimer manger avec cette personne? ” On rit encore.

Un délice visuel qui explore les silences, les secrets, les passions des relations humaines, de l’amour, et de la mystérieuse beauté.

CCA 25 years / 25 ans

Phyllis Lambert, Mirko Zardini, Giovanna Borasi  Photos Lena Ghio
This past May 7th was the official 25th anniversary of the Canadian Centre for Architecture. To underline this, PHILLIS LAMBERT, the founder of the CCA, came to present some of the upcoming projects that will highlight this milestone. As soon as May 21, the CCA will present a new exhibition that will emphasize the growing impact of digital technology in modern architectural practices informs us MIRKO ZARDINI the Director of the CCA. This exploration concerning the role of digital technology with architecture will deepen because it is becoming a vital tool in its practice. GIOVANNA BORASI, the chief curator, announced a research project of international spectrum entitled  «Global South» that aims to explore architectural practices from around the world to draw inspiration and knowledge from other cultures. On a more playful note, the 25th of each month the CCA will be open to the public for free and the marvelous Baile Park surrounding it will also be available for public use and many free events are programmed for the summer.

Ce 7 mai était le jour officiel du 25ième anniversaire du Centre Canadien d’Architecture. Pour signaler cela PHILLIS LAMBERT, la fondatrice du CCA,   est venue nous présenter quelques projets qui souligneront cet événement  important. Dès le 21 mai, le CCA présentera une exposition qui vise à souligner l’impact grandissant des technologies digitales sur les pratiques architecturales actuelles de nous dire MIRKO ZARDINI le Directeur du CCA. Cette exploration concernant le rôle de la technologie avec l’architecture sera approfondie dans les années à venir car il devient un outil de plus en plus vital à sa pratique. GIOVANNA BORASI, la commissaire en chef, nous annonce un projet de recherche au spectrum international nommé « Global South » qui vise à explorer les pratiques architecturales autour du monde pour puiser l’inspiration et la connaissance dans les autres cultures. D’une note plus enjouée, le 25 de chaque mois sera une journée gratuite pour le publique et le merveilleux Parc Baile autour du CCA sera aussi mis à la disposition du public et une riche programmation sera offerte gratuitement cet été. 

-LENA GHIO





Thursday, May 1, 2014

APOCALYPSE La 1ère Guerre Mondiale, la série & les livres

Isabelle Clark nous dit que le choix de cette image pour la série dit tout
au sujet de cette guerre catastrophique. Quelques instants après la prise du
cliché ces deux hommes sont morts.

 ISABELLE CLARK et DANIEL COSTELLE sont les auteurs-réalisateurs de la série et des livres APOCALYPSE La 1ère Guerre Mondiale.

Parlons série. J'ai vu l'épisode ENFER. J'étouffe d'émotions. Nous voyons comme jamais des milliers d'hommes envoyés au supplice pour une tragédie certes, mais qui ne méritait pas autant de sacrifiés. Les dirigeants de l'époque gardaient secret les horreurs de cette guerre mise en relief avec expertise par les auteurs-réalisateurs ainsi que les sociétés de production CC&C et Idéacom international.

En plein assaut ou dans leurs tranchées, les soldats sont parfois
blessés au visage par des éclats d'obus: ce sont les célèbres
«gueules cassées» qui deviendront le triste symbole de la
grande Guerre.

Isabelle Clark a dit la plus belle chose: "Aujourd'hui nous regardons cette guerre avec le point de vue d'une communauté globale. Nous voyons la tragédie vécue par les deux camps dans cet engouement insensé." Les soldats Français des tranchées étaient surnommés "les poilus". Ayant perdu leur humanité on les situaient ainsi entre l'homme et l'animal. La série nous rapproche de tous les aspects tragiques de ce conflit. Au quotidien les hommes étaient menacés non seulement par l'ennemi, mais aussi par les rats, les maladies, le froid, l'humidité. Plus la guerre avançait, plus les dangers augmentaient alors que des nouvelles méthodes d'extermination étaient découvertes, en particulier les attaques au gas. On est très proche d'un homme dont le corps est au trois quart sous la boue et qui se débat futilement car dans peu de temps il succombera a une attaque.

En 1916, la bataille de la Somme, la plus meurtrière de la
guerre, implique essentiellement des soldats de l'Empire
britannique contre les Allemands.
Le contraste avec cet enfer est la vie aisée des dirigeants bien nourris, au soleil avec leurs femmes sous le bras. C'est enrageant au delà de ma capacité d'exprimer!

Techniquement, la série est un coup de maître hors pair. Isabelle Clark nous a raconté comment ils ont restauré les films d'une part avec nos nouvelles technologies et certaines images plus fragiles, à la main, cadre par cadre. L'atmosphère est chavirante. Les techniciens ont fait des recherches pour livrer aux images les couleurs authentiques des tissues des uniformes de l'époque. Ceci crée des prises limpides, d'une beauté envoûtante.

Des millions d'hommes sont morts dans cet enfer et on peut les voir, jeunes, courageux, souriants sans savoir le sort grave qui les consommeraient.
Les blessures des combattants ne sont pas uniquement physiques:
ici, le soldat, victime du «shell shock» ou «obusite», a une peur
panique du képi que lui présente le médecin. Cette maladie
psychique est consécutive à la pluie d'obus qui s'abat
continuellement sur le front.

Il y a deux livres de publier par Flammarion, un pour adulte et un pour les lecteurs plus jeunes. Les mêmes couleurs transpercent les pages de ces deux éditions claires et concises. Les pages sont abondamment illustrées ce qui rend la compréhension du récit simple. Ceci est très important car cet horrible conflit émerge et se poursuit autour d'intrigues complexes avec des personnages historiques alambiqués.

Finalement, vous pourrez voir la série entière à TV5 dès le 5 mai. Profitez de l'occasion pour ouvrir un dialogue avec vos proches sur les questions de la guerre qui afflige toujours l'humanité. En avons nous vraiment de besoin?

PAIX
Lena Ghio

Sunday, April 13, 2014

The Mysterious Emerge Art / Le Mystérieux Emerge Art

WORLD PREMIERE  //   PREMIÈRE MONDIALE

EMERGE ART with the book/avec le livre «Extrême: Esthétiques de la limite dépassée» by/de Paul Ardenne / FLAMMARION
ÉDIFICE BELGO BUILDING
372, rue Sainte Catherine ouest/ Street West
Espace 514
22 April/avril 2014 au/to 30 April/avril 2014
open everyday from 11 am to 5 pm
ouvert tous les jours de 11h à 17h

Left/gauche the original photo/ la photo originale- centre a cropped painting by Paul Delaroche/ coupure d'une toile de Paul Delaroche- Right/droite Emerge Art

The Mysterious Emerge Art / Le Mystérieux Emerge Art
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The role of the artist in our time has taken multifarious forms. The contemporary artist is misunderstood by the average person, the figurative artist not quite as appreciated as he used to be, and there are as many tangents to add to the styles and practices of art as there are cultures and people. This being said, most everyone expects the artist to reveal the mysterious side of life not only social and political truths. The contemporary artist seems more preoccupied by making people think instead of making them feel. Science tells us it can explain everything, that there are no more mysteries, only chemical combinations.

This close-up reveals that the face that emerged was
already in the photograph. Once illuminated, the
precision of the features is obvious.
Ce gros plan révèle que le visage qui est émergé était
déjà dans la photo. Une foi illuminée, la précision
des traits est évidente.
Suddenly, water is speaking to us! My practice since July 23 2013 is to photograph water as it creates complex and eloquent images in reaction to its surroundings. I call this Emerge Art because the image emerges in the water. As you can see with the sample studied here, the image transcends mere refraction in water. I cannot explain it, but I can capture the phenomenon and share it with the world.

When I put the bowl of water beside the book «Extrême: Esthétiques de la limite dépassée» by Paul Ardenne, I observed that the images had much more to say than I had at first imagined. Water appeared to have discernment as it showed an appropriate reaction to the content of the book at the page where it was open.

I don’t believe this is a supernatural event. I believe our technology makes us able to see sides of reality we could not even imagine before.

Those of a scientific bent argue that I Photoshop the images. They are not wrong. It is because of our current technology that I can alter the lighting of the photograph to reveal its hidden content. To capture an Emerge Art, the photo must be taken without a flash. This makes for a dull image. As I bring light to it, it morphs into an Emerge Art. I do not create the content I underline it.

It is important to me that people understand this process because it reveals a never before documented facet of the physics of our world and the Spirit of our world.

To verify the potential for discernment that water could possess, I put my bowl of water beside the biographical book: NAPOLEON an intimate account of the years of supremacy 1800-1814 produced and edited by PROCTOR PATTERSON JONES. I took hundreds of pictures. The one here is among the last 4 images I shot that day. We can clearly see a profile that resembles the features of Napoleon Bonaparte with uncanny accuracy: the aquiline nose with the slightest bump, the well-drawn lips, and the deep brown eyes. In the water, the face appears like a mask. Inside the mask appears a tiny ghostly head. On the lips there is the head of a vulture emerging. The water appears to be telling me that Napoleon is dead.

What a delicious mystery!

FRANÇAIS


Le rôle de l’artiste dans notre époque a pris des formes très variées. L’artiste contemporain est mal compris par la personne moyenne, l’artiste figuratif n’est plus aussi apprécié qu’il était jadis, et il y a autant de tangentes à ajouter aux styles et pratiques artistiques qu’il y a de cultures et d’êtres humains. Cela dit, presque tout le monde s’attend à ce que l’artiste révèle le côté mystérieux de la vie pas seulement les vérités sociales et politiques. L’artiste contemporain semble plus préoccuper  à faire penser le publique qu’à le faire ressentir. La science nous informe qu’elle peut expliquer tout, qu’il n’y a plus de mystère, seulement des combinaisons chimiques.

The tiny ghost like figure inside the mask, on the left of the image.
La petite figure fantomatique à l'intérieur du masque,
à gauche de l'image.
Soudainement, l’eau nous parle! Ma pratique artistique depuis le 23 juillet 2013 est de photographier l’eau alors qu’elle crée des images complexes et éloquentes en réactions à son entourage. J’appelle cela Emerge Art parce que l’image émerge dans l’eau. Comme vous pouvez observer par l’exemple fournie ici, l’image transcende la simple réfraction dans l’eau. Je ne peux pas expliquer cela, mais je peux capturer le phénomène et le partager avec le monde.

Quand j’ai mis l’eau à côté du livre «Extrême : Esthétiques de la limite dépassée» de Paul Ardenne, j’ai constaté que les images avaient beaucoup plus à dire que je n’avais imaginé.
L’eau semblait démontrer du discernement  alors que ses réactions étaient appropriées au contenu du livre à la page où il était ouvert.

Je ne crois pas que cela est un phénomène surnaturel. Je crois que notre technologie nous rend capable de voir des côtés de la réalité qu’on ne pouvait même pas imaginé avant.

Ceux qui ont un penchant scientifique arguent que je Photoshop les images. Ils n’ont pas tort. C’est précisément notre nouvelle technologie qui me permet d’illuminer l’image pour révéler ses contenus cachés. Pour capturer un Emerge Art, la photo doit être prise sans le flash ce qui donne une image plutôt terne. Alors que je l’enlumine, elle devient un Emerge Art. Je ne dessine pas le contenu, je le souligne.

C’est important pour moi de faire comprendre ce processus aux gens parce qu’il révèle une facette de la physique de notre monde et de l’Esprit de notre monde qui n’a jamais été documentée auparavant.

Pour vérifier la capacité de discernement que pourrait posséder l’eau, j’ai mis mon bol d’eau à côté du livre : NAPOLEON an intimate account of the years of supremacy 1800-1814 produit et édité par PROCTOR PATTERSON JONES. J’ai pris des centaines d’images. Celle qui est représentée ici  est parmi les 4 dernières prises ce jour-là. On peut voir clairement un profil qui ressemble avec une précision désarmante aux traits de Napoléon Bonaparte : le nez aquilin avec une légère bosse, les lèvres bien dessinées, les grands yeux bruns. Dans l’eau, le visage ressemble à un masque. À l’intérieur du masque, il y a une petite tête fantomatique. Sur les lèvres, la tête d’un vautour émerge. L’eau semble me dire que Napoléon est mort.

Quel délicieux mystère!



Wednesday, April 9, 2014

Come and See Jake & Dinos Chapman @ DHC/ART

Jake & Dinos Chapman meet the press / rencontrent la presse
Photos Lena Ghio
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3 huge black banners with large white smiley faces greet us in the lobby of the 451 St-Jean Street building of DHC/ART. While the gallery is composed of sumptuous rooms, there is regret that the banners are set there. We need to turn and lift our heads to grasp the size and import of the piece in the rather tight space of the entrance.  The new curator at the gallery, CHERYL SIM, did well to inform us, once on the fourth floor, that we could look back down on the installation from the mezzanine.  From this vantage point, we understand the object’s symbolic meaning. These innocuous banners, the recurrence of Nazi symbolisms, including the hooded figures that remind us of the infamous KKK movement, are some of the ways the artists depict pure evil. The title of the banner installation is after all «World Peace through World Domination, 2013».

The theme and disposition of the exhibition is that of a slow descent into hell. The notorious dioramas evoke all the horror of the end of the Second World War with miniature figurines involved in murder and mayhem. There are the Nazis committing atrocities, decapitated and piled up bodies, and Ronald MacDonald either standing in as the Fuehrer/ Big Business, or crucified to recall religious tyranny. As you move up from floor to floor you will see many paintings in the exhibition and these are beautifully crafted. The subject matter of the sculptures may be a bit gruesome but the execution is excellent. The life size installations wearing the Conical Hats add an intriguing dimension to the walk through the exhibition. The characters look alive, yet they are always oblivious to us as we past by them. They remind me of how we imagine God as He looks down on our lives, yet He is always hidden from us. We ask God why does He let war happen? And war never stops.

The duo of JAKE & DINOS CHAPMAN is so symbiotic I was curious about how they set out to work on the various pieces. They shared with me that they both worked on all the pieces in a random way with no preparations. That is quite astonishing when you experience the complex and detailed execution of the works. If the subject matter is disquieting it is still presented with a lot of coherence.

The show winds down in the second space of the gallery, at 465 St-Jean Street. Here the questions are even more morbid as the artists address death on a personal level with an exquisite series of 21 delicate drawings entitled «What Really Happens To Us After We’re Dead?2012» You will see more dioramas, a cinema installation, a large room with a complex installation of mixed media reminding us of an after blast situation rich with many details to pay attention to if you want to get the gist of the artists humor.  As I was about to leave I thought to myself: Not much optimism here. Then I noticed in one of the dioramas 3 tiny vultures perched on trees waiting for the calmer moment when their feast will begin.

In terms of social commentary, the work tells us of the current tendency to a state of amorality in contemporary fields of endeavor whether they are business, science, politics or art. There is no shame in doing “sinful” things anymore if there is profit to be made, or for the sake of winning the game. Hypocrisy is a way of life so prevalent, it is sometimes not even disguised. Examples of this kind of practice abound in all areas associated with the conflict between protecting the ecology versus the need for energy sources. None of the players involved seem capable of finding that balanced edge where we could keep our world alive while enjoying her gifts. These artists embrace these flaws of society to illustrate their dire consequences. In the end, they use laughter to come to terms with issues that so far confound all of us.

Until August 31 2014.

FRANÇAIS


3 immenses bannières noires avec des larges «smiley face» nous accueillent à la réception de l’adresse 451 rue St-Jean de DHC/ART. Alors que la galerie est composée de pièces somptueuses, c’est regrettable que les bannières soient situées là. On doit lever et tourner la tête pour saisir la grandeur et l’importance de cette pièce à l’entrée qui est plutôt étroite. La nouvelle commissaire de la galerie, CHERYL SIM, a bien fait de nous signaler, alors que nous étions au quatrième étage, de revoir la pièce à partir de la mezzanine. De cette perspective, on comprend mieux le rôle symbolique de ces objets. Ces bannières inoffensives, la récurrence des symboles Nazis, incluant les figures encapuchonnés qui nous rappellent l’infâme mouvement KKK sont toutes des emblèmes dont se servent les artistes pour illustrer le mal. Après tout, le titre de l’installation des bannières est «La Paix Mondiale Par La Domination Mondiale, 2013».

Le thème  et la disposition de l’exposition sont celles d’une lente descente aux enfers. Les dioramas notoires évoquent toute l’horreur de la fin de la Seconde Guerre Mondiale avec des figurines miniatures occupées à commettre  le meurtre et à semer la pagaille. Il y a les Nazis en train de perpétrer des atrocités, des cadavres décapités et empilés, et Ronald MacDonald qui représente à la fois le Führer et les Grandes Entreprises, ou il est crucifié pour relater la tyrannie des religions. Alors qu’on monte étage par étage, on voit plusieurs toiles dans l’exposition et celles-ci sont bellement ouvragées. La thématique des sculptures est certes macabre, mais l’exécution des œuvres est excellente. Les installations grandeur nature qui portent les Chapeaux Coniques ajoutent une dimension intrigante à la visite de l’exposition. Les personnages ont l’air vivants, pourtant ils demeurent toujours impassibles quand on passe près d’eux. Ils me font penser à comment on imagine que Dieu nous regarde vivre en demeurant toujours caché de nous. On demande à Dieu pourquoi Il laisse la guerre arrivée? Et la guerre n’arrête jamais.

Le duo JAKE & DINOS CHAPMAN est tellement symbiotique que j’étais curieuse de savoir comment ils travaillaient sur les pièces variées. Ils ont partagé avec moi qu’ils travaillent tous les deux sur toutes les pièces de façon aléatoire sans préparations. Cela est très épatant quand vous observez la complexité et le détail des ouvrages. Si le sujet est troublant, il est néanmoins présenté avec une grande cohérence.

L’exposition s’achève dans le second espace de la galerie, le 465 rue St-Jean. Ici les questions deviennent encore plus morbides alors que les artistes questionnent la mort à un niveau personnel avec une série de 21 dessins délicats intitulés «Que Nous Arrive-t-il Vraiment Après Que Nous Sommes Morts? 2012». Vous verrez d’autres dioramas, une installation cinématographique, une pièce tout investie d’une installation complexe composée de médiums mixtes qui nous rappelle une situation après l’explosion riche de détails auxquels il faut porter attention pour comprendre l’humour des artistes. Alors que je m’apprêtais à quitter l’exposition, je me suis dit : Pas beaucoup d’optimisme ici. Ensuite j’ai remarqué dans une des dioramas 3 petits vautours perchés sur des branches en attente que tout se calme pour se lancer dans leur festin.

En tant que commentaire social, l’œuvre parle de la tendance actuelle à un état d’amoralité que se soit dans les affaires, la science, la politique ou l’art. Il n’y a plus de honte à commettre le péché si celui-ci conduit au profit monétaire, ou la victoire du jeu. L’hypocrisie est un mode de vie si répandu qu’elle n’est même plus déguisée. Des exemples de ce genre de pratique abondent dans toutes les situations où il y a un conflit entre protéger l’écologie et le besoin de trouver des sources d’énergie. Aucun des joueurs impliqués semble capable de trouver le point de balance où l’on pourrait préserver notre planète tout en jouissant de ses cadeaux.  Ces artistes saisissent ces failles de la société pour illustrer leurs conséquences affreuses. À la fin, ils se servent du rire pour composer avec des questions qui jusqu’à date nous confondent tous.

Jusqu’au 31 août 2014


-LENA GHIO

Sunday, April 6, 2014

COLLOQUE INTERNATIONAL MAX ET IRIS STERN 8 / Remonter/Remixer/Partager: technologies, esthétiques, politiques

English, translate app in left column

L'image cinématographique joue interminablement comme toile de fond de la vie contemporaine. Le passé le présent, le réel et le phantasme, le commercial, le politique, c'est incessant. Les opinions contradictoires, les jeux de pouvoir, les manipulations de l'information et de nos émotions jusqu'à ce que l'on croit qu'on ne peut plus s'en défaire.

Le 8ième Colloque International Max et Iris Stern, mis en scène par FRANÇOIS LETOURNEUX, commissaire au Musée d'art contemporain de Montréal pour la présentation The Clock de CHRISTIAN MARCLAY ce printemps, regarde le rôle du cinéma dans la création de multitudes d'oeuvres multimédiatiques. Le résultat est étourdissant! RAYMOND BELLOUR, Directeur de recherches émérite, Centre national de la recherche scientifique, Paris,  ouvre le colloque en soulignant la différence entre une exploration d'amateur et celle d'un artiste qui explore les archives cinématographiques pour faire une nouvelle création, une vision fraîche avec ce qui est déjà. Il cite entre autre 24 Hours Psycho de DOUGLAS GORDON qui, fasciné par ce film clé d' ALFRED HITCHCOCK, en ralenti la projection pour qu'elle dure 24 heures. L'exploration  continue avec CATHERINE RUSSELL, Professeure en études cinématographiques à l'Université Concordia, qui nous informe sur l'archivage des images nombreuses et tous précieuses, qui serviront aux futures artistes. CHRISTA BLÜMLINGER, Professeure en études de cinéma et de l'audiovisuel, Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis,  nous présente des archives rares qui combinent des moments historiques et politiques rares tel le discour de l'Empereur d'Allemagne s'adressant à son peuple fin 19e siècle.
SAMPLE

Le lendemain le sujet explose avec des questions touchants l'esthétique, la politique, les droits d'auteurs, les jeux vidéos, l'intégration de la musique à l'image d'archive. C'est un défi à résumer. Les conférenciers: PHILIPPE-ALAIN MICHAUD, Conservateur, Musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris: BASTIEN GALLET, Responsable de la recherche, École supèrieure des beaux-arts de Tours-Angers-Le Mans: LOUISA STEIN, Professeure adjointe de cinéma et de culture médiatique, Middlebury College (VT): MICHAEL NITSCHE, Professeur agrégé, École de littérature, médias et communications, Georgia Institute of Technology, Atlanta: et PAUL D. MILLER (a.k.a. DJ Spooky That Subliminal Kid) qui termine le colloque avec un concert de clôture très approprié mixant musique et images.

J'en suis sortie boulversée à la fois par l'immensité déjà couverte et par les potentialités à venir.

THE CLOCK est au Musée d'art contemporain jusqu'au 20 avril 2014.

-LENA GHIO

Wednesday, April 2, 2014

CAPTAIN AMERICA: The Winter Soldier

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Before I go on telling you how much I enjoyed this movie and why, let me remind you that it is a COMIC BOOK that comes to life for us, not a work of literature. Like all great Comic Books, this one has handsome heroes, well-built, sleek, with super-powers. Also, almost invincible evil enemies out to destroy the world!

CHRIS EVANS in the role of Steve Rogers AKA Captain America is right on the mark with his American good looks, smile, and superbly sculpted physique. He has come back to life in the future and, as he readjusts to his new time frame, finds himself involved in a confrontation with the Winter Soldier played by SEBASTIAN STAN. This character is intense, focused, hard hitting. But there is the mystery of who he is? where does he come from? who is he working for?

The drama unfolds with an excellent cast: SAMUEL JACKSON, ROBERT REDFORD, SCARLETT JOHANSSON,  and SAM WILSON all part of exciting fight scenes that are very effective. I practice martial arts so I get chills when I see great fight scenes in a movie. Here the chills were phenomenal. The way the film makers cut the action scenes they combine the effect of the comic book with the motion of cinema. The result appears like a succession of cubist paintings unfolding at a very rapid pace. Combine that with the very successful 3D effect and it becomes a dazzling mind blowing show.

The movie opens today and I recommend it,
I LOVED IT!

-LENA GHIO