I have just returned from a movie that charmed beyond words. WALKING DISTANCE directed by ALEJANDRO GUZMAN ALVAREZ. The screenplay is ITZEL LARA's first writing credit for the cinema. The story is so touching and human it will not be her last. The movie opens as the lead character played by LUCA ORTEGA, Federico Sanchez aka Fede, is waking up. Right away we see the frailty of the man dealing with morbid obesity and the consequent loneliness his body has imprisoned him into. He struggles with every step and at this point you are wondering what kind of movie will this be? He works everyday making jewelry, listening to music, looking out the dirty windows. One day as his sister Rosarea, MARTHA CLAUDIA MORENO, and her husband Ramon, MAURICIO ISAAC, drop by for their weekly visit, he is reminded of how much he loves photography. He musters all his strength to walk a couple of blocks to the camera shop where Paulo, JOEL FIGUEROA, a lonely teenager who loves comic books, will develop some of his old films and become a friend to the lonely man. Like a beautiful symphony the characters in all their voices and tones love and support Fede who is extremely fragile but so lovable. I ADORED THIS FILM! It is so nice to see a great movie about ordinary people loving each other! The audience laughed and cried and applauded at the end as I hope you will have a chance to do.
This movie is part of Festival du Nouveau Cinéma's International Competetion
-LENA GHIO
Thursday, October 15, 2015
FNC PRO & +
![]() |
| Left to right / Gauche à droite: Nicolas Brault animator/animateur, Angad Bhalla director/réalisateur, Nahka Bertrand actor/comédienne The Deeper They Bury Me : Jean-Christophe Yacono Director of interactive media creations and filmmaker/ Directeur de créations médias interactifs et réalisateur, Marie-Pier Gauthier Production manager/ Chef de production STUDIO DE PRODUCTIONS INTERACTIVES DE L'ONF, Pierre Cattan Transmedia producer and founder/ Producteur transmedia et fondateur SMALL BANG Table Ronde: Jean Décarie Professor, artist-researcher in interactive media and director/ Professeur, artiste-chercheur en médias interactifs et directeur HEXAGRAM-UQAM. Photos © Lena Ghio 2015 |
What a great afternoon spent @ FNC PRO October 13 2015. I was intrigued by the projects discussed and I wanted to find out more about HEXAGRAM an exciting alliance between UQAM and Concordia University that is devoted to the research and creation of art using recent technologies. The first project THE MACHINE TO BE ANOTHER: THROUGH THE OTHER'S EYE by the collective BeAnotherLab blew me away. Using knowledge from neuroscience the collective, represented by MARTE ROEL for the event, have created programs with some basic tools, like videos from their smart phone in one case, to be viewed through the virtual reality goggles that will convince you you are another person. It works! And it is very moving. The second project, THE DEEPER THEY BURY ME, a call from Herman Wallace offers a different model of inter-activity. The producer ANGAD BHALLA engaged in years of communication with and research on the inmate Herman Wallace incarcerated for 41 years in solitary confinement with two other inmates who were accused of the murder of a prison guard. They were known as the Angola Three. Eventually all three would be declared innocent after a cruel lifetime of suffering. In the images below you can see what the artists did for Wallace by creating for him the virtual house of his dreams. The project was presented in the context of Les Nouvelles Écritures exhibited at Hexagram-UQAM. It is an interactive project where you can have a conversation with Herman Wallace as he recounts his life in prison.
FRANÇAIS
L'après midi au FNC PRO se poursuit avec une table ronde dans laquelle JEAN-CHRISTOPHE YACONO, MARIE-PIER GAUTHIER et PIERRE CATTAN ont souligné les conditions chaotiques de l'internet en ce qui concerne les productions de projets convergeants. La question universelle courante est "Comment rejoindre son public cible?". Depuis plusieurs années le télédiffuseurs veulent s'impliquer avec des productions convergeantes qui seront visibles à partir des médias traditionnels ainsi que de l'ordinateur, le smart-phone, les tablettes et ainsi de suite. On a souligné des points importants, mais la recherche se poursuit. Ensuite le professeur et artiste-chercheur JEAN DÉCARIE nous a révélé des projets réalisés et des projets en développement à HEXAGRAM. Il y aura un colloque important ce début novembre, Re-Create, avec des invités internationaux, pour explorer le potentiel à tous les niveaux de ces nouvelles écritures. C'est vraiment fascinant! Ensuite j'ai couru vers la Salle d'expérimentation Hexagram-UQAM pour vivre l'expérience THE DOGHOUSE: Du Cinéma à la Première Personne, une création de MADS DAMSBO et JOHAN KNATTRUP JENSEN. Vous arrivez avec quatre autre personnes dans une salle à diner montée pour le repas. Chacun enfile ses lunettes de réalité virtuelle pour vivre un des personnages. C'est hallucinant! J'étais le petit garçon. Il courait partout et cela n'a pas été long que j'ai eu le vertige. Ce qui m'a déçue car l'expérience est géniale. Je crois qu'il y avait peut-être un problème technique avec les lunettes car l'image chambranlait ou le fait que la traduction du texte du film a été sous-titré au lieu de vocaliser n'est pas une bonne idée dans ce genre de diffusion si immersive. J'essayais de lire et de regarder mon grand frère mais c'était trop. Cependant quand mon petit garçon s'amusait avec des objets, j'étais étonnée de voir comment mon cerveau acceptait ces mains comme les miennes! Cela promet pour des projets extraordinaires à venir.
FNC LAST WEEK-END // LE DERNIER FIN DE SEMAINE DU FNC
There are still so many great films to see this week-end. Here are a few suggestions:
Remember by ATOM EGOYAN is a moving thriller about an elderly man who discovers one of his Nazi tormentors has been living for years under an assumed name. Atom Egoyan will be present at the screening this October 16 at Cineplex Odeon Quartier Latin at 7:00 pm.
It is followed by Green Room with a scary interpretation by PATRICK STEWART as a skinhead boss.
Voici quelques suggestions de films à ne pas manquer:
Francophonia, Le Louvre Sous Occupation d'ALEXANDRE SOKOUREV est une histoire vrai de comment le Directeur du Louvre lors de la deuxième guerre mondiale a réussi à sauver les trésors du Musée avec l'aide d'un officier des SS. Une aventure époustouflante ce dimanche 18 octobre à 15:30 au Cinéma du Parc.
Et le 18 octobre aussi, à 17:00 au Centre Phi, le film animé Cafard qui raconte une histoire boulversante en splendeur!
FOR MORE PROGRAMMING // POUR PLUS DE PROGRAMMATION
-LENA GHIO
Monday, October 12, 2015
FNC on fire! - FNC en feu!
Français en bleu
This Tuesday October 13 you can assist to the Montreal Première of the disturbing film Anna in the presence of its star, the French actress ANNA MOUGLALIS. Director CHARLES-OLIVIER MICHAUD took an unusual perspective when it comes to films that address the continuing horrors that afflict a portion of the human population, in this story it is young girls that are treated like animals to be sold into prostitution around the world. Anna is a journalist who wishes to investigate underground gangs that enslave young girls as young as 7 years old to write a story that will change the world. Soon she is found out and is herself treated with the same ignominy as the enslaved girls. The director brings the tragedy of the fate of these girls to our faces through the violent rape and torture of the heroine. Anna Mouglalis takes us down to the core of the character's wounded being with all the pain and suffering and each daily step to regain herself that will finally explode into an act of revenge. There will be a second showing on Friday October 16.
Ce mardi le 13 octobre vous pourrez assiter à la première Montréalaise du film Anna en présence de la vedette, l'actrice française ANNA MOUGLALIS. Le réalisateur CHARLES-OLIVIER MICHAUD a pris une perspective inusitée quand on pense aux films qui traitent des horreurs continues qui affligent une portion de la population humaine, dans ce cas-ci, c'est l'histoire des jeunes filles qui sont traitées comme des animaux pour être vendues dans la prostitution autour du monde. Anna est une journaliste qui désire enquêter une gang underground qui assujetti des filles aussi jeunes que 7 ans pour écrire un reportage qui changera le monde. Bientôt elle est découverte et est elle-même traitée avec la même ignominie que les jeunes esclaves. Le réalisateur emmène le sort tragique de ces filles dans nos faces à travers le viol sauvage et la torture de l'héroine. Anna Mouglalis nous fait descendre au coeur des blessures de son personnage, de sa souffrance quotidienne à chaque effort entrepris pour retrouver son équilibre, et finallement une explosion de rage qui va jusqu'à l'acte de vengeance. Il y aura une deuxième visionnement ce vendredi 16 octobre.
ENCORE À VENIR
Un film qui m'intrigue beaucoup est La Vanité qui sera présenté le 14 octobre à 19:00 avec des invités spéciaux. On explore le sujet du suicide assité avec le personnage de David Miller, PATRICK LAPP, un architecte septuagénaire en phase terminale qui veut tout contrôler jusqu'à la fin. CARMEN MAURA joue le rôle d'Esperanza, l'accompagnatrice du patient et IVAN GEORGIEV joue le rôle d'un jeune prostitué qui servira de témoin pour la légalité du processus. Ce qui me fascine de cette histoire c'est comment le film reflète les étranges dénouements de la vie alors que ces trois personnages incongrus se réunissent à un moment si important de la vie de David Miller qui est son inévitable passage de l'autre côté.
STILL AHEAD
The movie World Brain asks some intriguing questions also as we get more and more involved with the Internet and technologies that allow us to see the world quicker than ever before! The movie is in French with English subtitles and is illustrated with intriguing views of what an alien could see as he approaches the Earth.
For more programming / Pour plus de programmation
-LENA GHIO
This Tuesday October 13 you can assist to the Montreal Première of the disturbing film Anna in the presence of its star, the French actress ANNA MOUGLALIS. Director CHARLES-OLIVIER MICHAUD took an unusual perspective when it comes to films that address the continuing horrors that afflict a portion of the human population, in this story it is young girls that are treated like animals to be sold into prostitution around the world. Anna is a journalist who wishes to investigate underground gangs that enslave young girls as young as 7 years old to write a story that will change the world. Soon she is found out and is herself treated with the same ignominy as the enslaved girls. The director brings the tragedy of the fate of these girls to our faces through the violent rape and torture of the heroine. Anna Mouglalis takes us down to the core of the character's wounded being with all the pain and suffering and each daily step to regain herself that will finally explode into an act of revenge. There will be a second showing on Friday October 16.
![]() |
| Photo Seville Films |
Ce mardi le 13 octobre vous pourrez assiter à la première Montréalaise du film Anna en présence de la vedette, l'actrice française ANNA MOUGLALIS. Le réalisateur CHARLES-OLIVIER MICHAUD a pris une perspective inusitée quand on pense aux films qui traitent des horreurs continues qui affligent une portion de la population humaine, dans ce cas-ci, c'est l'histoire des jeunes filles qui sont traitées comme des animaux pour être vendues dans la prostitution autour du monde. Anna est une journaliste qui désire enquêter une gang underground qui assujetti des filles aussi jeunes que 7 ans pour écrire un reportage qui changera le monde. Bientôt elle est découverte et est elle-même traitée avec la même ignominie que les jeunes esclaves. Le réalisateur emmène le sort tragique de ces filles dans nos faces à travers le viol sauvage et la torture de l'héroine. Anna Mouglalis nous fait descendre au coeur des blessures de son personnage, de sa souffrance quotidienne à chaque effort entrepris pour retrouver son équilibre, et finallement une explosion de rage qui va jusqu'à l'acte de vengeance. Il y aura une deuxième visionnement ce vendredi 16 octobre.
ENCORE À VENIR
Un film qui m'intrigue beaucoup est La Vanité qui sera présenté le 14 octobre à 19:00 avec des invités spéciaux. On explore le sujet du suicide assité avec le personnage de David Miller, PATRICK LAPP, un architecte septuagénaire en phase terminale qui veut tout contrôler jusqu'à la fin. CARMEN MAURA joue le rôle d'Esperanza, l'accompagnatrice du patient et IVAN GEORGIEV joue le rôle d'un jeune prostitué qui servira de témoin pour la légalité du processus. Ce qui me fascine de cette histoire c'est comment le film reflète les étranges dénouements de la vie alors que ces trois personnages incongrus se réunissent à un moment si important de la vie de David Miller qui est son inévitable passage de l'autre côté.
STILL AHEAD
The movie World Brain asks some intriguing questions also as we get more and more involved with the Internet and technologies that allow us to see the world quicker than ever before! The movie is in French with English subtitles and is illustrated with intriguing views of what an alien could see as he approaches the Earth.
For more programming / Pour plus de programmation
-LENA GHIO
Monday, October 5, 2015
Je jase avec Clodine Desrochers
![]() |
| Clodine Desrochers Photo © Lena Ghio |
Lena- Qu'est ce qui vous a inspirée à écrire un livre qui parle de votre mère, votre grand-mère et de toutes les femmes qui ont joué un rôle important dans votre passé, maintenant?
Clodine- Toutes des femmes qui font parties de ma famille, dont plusieurs que je n'ai pas beaucoup connues, malheureusement, comme mon arrière grand-mère, ma grand-mère, puisque ma mère a coupé les ponts avec elle assez jeune. Ça faisait tellement longtemps que je songeais à écrire ce livre là. Quand ma mère me racontait les anecdotes pas toujours faciles de son enfance, j'étais toute jeune, j'avais peut-être dix ou onze ans, j'étais une petite fille très sensible et ça me touchait beaucoup d'apprendre que ma mère s'est fait casser le poignet par une religieuse, à coups de règle, parce qu'elle écrivait de la main gauche. Que ma grand-mère donnait des coups ce cuillière à soupe en arrière de la tête à ses enfants et qu'elle n'était pas toujours, disons gentille, surtout avec ses filles, et que mon grand-père buvait et devenait violent. Cela m'affectait beaucoup. Je voyais les images dans ma tête, je suis très visuelle. Et de voir que ma mère était si douce, quand j'étais jeune, avec ma soeur et moi, si maternelle, cela me troublait. Et je me disais déjà, sans vraiment le conscientiser comme je le fais aujourd'hui, mais c'était comme une façon déjà là, dans ma tête, de lui rendre hommage. Je lui disais: un jour je vais écrire un livre sur ton enfance. Et j'étais toute jeune.
Mais la vie a fait en sorte que les études, le travail, la télé, le bébé et tout ça... ça prend du temps écrire, ça prend de la discipline. C'est pas quelque chose que tu... ce n'est pas si facile que ça. Ça prend certaines conditions. Donc je n'avais pas le temps. J'ai animé pendant treize ans une émission quotidienne à la tété cela prennait tout mon temps. Un moment donné, j'ai eu ce temps là pour écrire, à travers les tournages de Quelle Histoire. Je me suis dit: c'est un rêve que j'ai depuis longtemps et je veux le réaliser, le concrétiser. Donc je me suis lancée dans ce projet d'écriture auquel je rêvais depuis si longtemps. Mais j'avais des doutes, même de moi-même au départ.
J'ai dit à ma mère que j'aimerais rencontrer ma tante Lili, ma tante Diane et mon oncle Ernest. Ma mère m'a piquée en me disant: "Bien là si on les dérange, il faut que ça soit pour vrai." Je me suis dit, elle doute!? Hey c'est pas vrai! Ça m'a motivé. Je vais réaliser. Elle croit que je fais ça pour m'amuser. Non non non je vais le faire. Je me suis auto-motivée et là je me suis lancée dans ça. Mais j'ai douté tout le long. Je dirais jusqu'à la moitié du livre. Jusqu'à ce qu'une de mes amies me dise «là là tu vas rencontrer une maison d'éditions.» Tant que je n'avais pas rencontrer personne ça pouvait demeurer secret ce projet là. Je ne me commettais pas nécéssairement. J'ai fait le grand pas d'aller rencontrer des gens. ANNIE TONNEAU de Sogides, les Éditions de La Semaine, était enchantée du projet et cela m'a motivée. En même temps, je me suis dit : Je ne peux plus reculer. J'ai pas le choix d'aller de l'avant. Mais des fois dans la vie, ça prend ça. Ça prend des objectifs précis.
Lena- J'ai l'impression que vous y avez tellement pensé que c'était inévitable.
Clodine- C'est vrai. Parfois ça peut prendre des années avant de finir par se concrétiser.
Lena- Est-ce que la naissance de votre propre enfant, et la voir grandir a joué un role dans votre décision de réaliser ce livre là maintenant?
Clodine- Non pas nécéssairement. Je pensais toujours à ma mère, je pensais à la petite Jeanne que je voulais...
Lena- Dans l'introduction vous soulignez le désir d'emmener les gens à réfléchir sur leur passé et celui de leurs parents avec une possibilité de se réconcilier avec leur passé et peut-être obtenir un effet thérapeutique.
Clodine- J'aime bien l'expression "emmener les gens à réfléchir sur leur passé." Je ne crois pas que personne peut dire à une autre personne qu'elle va les guérir des maux du passé avec un livre. Mais ça été important pour mes tantes et mon oncle de savoir que d'autres ont vécu les mêmes traumatismes qu'eux. Et c'est ça qui peut emmener certains lecteurs ou lectrices vers des pistes de réflexions. Moi ça m'a emmené sur ces pistes là et j'ai voulu comprendre pourquoi ma grand-mère était comme elle était. Ça m'a fait plonger dans les années de Maurice Duplessis. La grande noirceur de ces années là nous fait comprendre le contexte de la vie de ma grand-mère et de l'enfance à ma mère. Certaines choses sont difficilement pardonnables mais on peut comprendre une certaine partie du pourquoi. À ce moment là on commence à être capable d'en prendre une certaine distance. Ça peut adoucir certaines choses sans qu'on oublie nécéssairement tout.
Lena- Quelle a été la réaction de votre mère et votre fille à votre livre?
Clodine- Ma mère l'a lu durant la nuit. Elle l'a lu d'une "frippe". Elle m'a dit que la description de sa grand-mère, Marie-Laure, était si précise qu'elle pouvait presque la voir. Elle a été très touchée, pleine d'émotions, et elle m'a dit "c'est comme si je le revivais".
Lena- Qu'est-ce que vous aimeriez dire à vos lecteurs?
Clodine- Allez au bout de vos rêves. Même si vous avez un rêve depuis votre enfance d'accomplir quelque chose, jouer un instrument de musique par exemple, n'abandonnez pas vos rêves. Suivez votre passion parce que ça donne beaucoup de satisfactions quand vous les réalisez.
Nous avons terminé notre conversation avec une idée. J'ai demandé à Clodine Desrochers si elle en ferait un scénario parce que son livre, qui est une histoire très personelle, est aussi l'histoire de plusieurs générations de femmes québécoises du dernier siècle. Ce sont des personnes qui ont été complètement mises de côté par les préjudices d'une époque qui nous paraissent inconcevables aujourd'hui. Ce livre serait un film ou une télésérie très révélateurs et captivants.
C'est un petit bijoux de lecture et vous risquez comme moi et sa maman Jeanne de le lire d'une "frippe".
-LENA GHIO
Saturday, October 3, 2015
ÀLVARO SIZA @ CCA 24.09.2015 - 07.02.2016
![]() |
| Àlvaro Siza Photo © CCA |
Français plus bas
Last week I was at the conference hosted by MIRKO ZARDINI, Director of The Canadian Centre for Architecture, featuring ÀLVARO SIZA, that marked the opening of the exhibition Corner, Block, Neighbouthood, Cities. Àlvaro Siza in Berlin and The Hague and the announcement of an important donation by M. Siza of a large portion of his personal archives to the CCA. Such a timely series of exhibition are presented by the CCA as the search for a solution to the problem of affordable decent housing is becoming more and more urgent around the world. Accompanying the issue are the massive migrations of refugees descending on many countries. Eventually these people will become citizens somewhere and those cities and countries can create circumstances that will be mutually beneficial. The two projects outlined in the exhibition were realized by M. Siza almost a decade after the housing experiments in Portugal The SAAL Process: Housing in Portugal 1974-76. The projects had two distinct approach to the issue of immigration that curator ESZTER STEIERHOFFER sums up like this: « In juxtaposing these two projects, the exhibition points to certain fundamental and complex attributes and interests in the work of Àlvaro Siza-- the universal and the vernacular, the specifity of the generic and the monumentality of the ordinary. Together, they present possible models of an urban architecture at a time when the character of the twenty-first century city is yet again undergoing major transformation.»
M. Siza underlined the fact that political pressures limit the efforts of architects who are working on many issues that confront humanity now and whose significance increases every day. However I was very impressed with the presentation. The best example I found was the considerate thought by M. Siza to include a space for winter gardens inside each apartment in one of the projects.
![]() |
| Àlvaro Siza & Mirko Zardini Photos © Lena Ghio 2015 |
FRANÇAIS
La semaine passée j'ai assisté à la conférence animée par MIRKO ZARDINI, Directeur du Centre Canadian d'Architecture, mettant en vedette ÀLVARO SIZA, ce qui marquait l'ouverture de l'exposition Coin, Îlot, Quartier, Villes. Àlvaro Siza à Berlin et à la Haye ainsi que l'annonce d'un don important au CCA de la part de M. Siza, soit une large portion de ses archives personnelles. Les séries d'expositions récentes au CCA arrivent juste au bon moment alors qu'autour du monde la solution au problème du logement abordable et de bonne qualité pour les masses devient de plus en plus urgent. Ce problème accompagne le dilemme des migrations massives de réfugiés dans plusieurs pays. Éventuellement ces gens là deviendront des citoyens à quelque part et ces villes et pays peuvent créér des circonstances qui seront d'un bénéfice mutuel. Les deux projets soulignés dans l'exposition ont été réalisés par M. Siza une décennie après les expériences au Portugal Le Processus du SAAL: Le Logement au Portugal de 1974-76. Les projets avaient deux approches distinctes face au sujet de l'immigration que la commissaire ESZTER STEIERHOFFER résume ainsi: « Par la juxtaposition de ces deux projets, l'exposition cherche à révéler certains intérêts et éléments caractéristiques mais fondamentaux des travaux d'Àlvaro Siza, comme l'union et la séparation, l'universel et le vernaculaire, le générique dans sa spécificité et l'ordinaire dans sa monumentalité. Ces deux projets proposent des modèles possibles d'architecture urbaine à une époque où la ville du 21e siècle est dans son essence, une fois de plus, en grande mutation.»
M. Siza a souligné le fait que les pressions politiques limitent les efforts des architectes qui travaillent sur plusieurs problèmes qui confrontent l'humanité maintenant et qui prennent de l'ampleur de jour en jour. Cependant j'ai été impressionnée par la présentation. La plus belle exemple que j'ai trouvé est dans la délicate considération de la part de M. Siza d'inclure un espace pour un jardin d'hiver à l'intérieur de chaque appartement dans un de ses projets.
-LENA GHIO
Thursday, October 1, 2015
The 11th International Black Film Festival Opening Night
![]() |
| Martin Luther King III speaking on the September 29th 2015 opening ceremonies of the Montreal Black Film Festival. Photo © Lena Ghio 2015 |
The day started with the press conference where we could ask questions to MARTIN LUTHER KING III who was in the city to receive the 2015 Humanitarian Award and host a panel after the screening of the extraordinary movie Selma that depicts one of the incredible battles won by his father MARTIN LUTHER KING Jr. I listened to the various questions being asked as I had not formulated a specific inquiry, I was simply amazed that a person who experienced the crushing racism of the American South including the slaying of his own father, could see the world with such inner light.
![]() |
| Martin Luther King Jr and family, Ralph Abernathy and family 1965 |
MLK III- I want to present a positive but realistic image of the events that happened. In 1965 there was a lot of turbulence but there was also a lot of hope. But we must always remain vigilant. In 2013 the Supreme Court eviscerated the voting law instigated in 1940 and this opened the door in many states to deny certain people or groups of people of their right to vote.
When asked about the shooting of 9 in house of worship in Charlestown last June 17th 2015he replied:
-Although it appeared like the beginning of a new racial crisis, I noticed that Americans of all nationalities and religions came together in a spirit of great love to condemn the act of violence committed in a house of worship. I felt the shift in perception.
MLK III was asked about "islamophobia" and how it affected the black community:
-There is a percentage of the black community that is Muslim and a percentage of them that are in leadership positions in the community. The struggle and the aims remain the same, that we must find a way to co-exist regardless of our ethnic or religious differences.
About continuing the legacy of his famous father:
-When I was young, I wanted my father all to myself but I began to accept that my dad belonged to the world. He was always looking for the good in people and always tried to bring it out of them. I would say that the movie Selma does a good job of representing my father as a human being. There are some important people missing from the story. This only means more stories should be told. We must become engaged in diversity because we are much more alike than unlike. Finally the film Selma underlines the importance of having a strategy that works with the current legislation, of creating lines of communications with the the powers that be, in my father's case with the White House, so you can become empowered to change the laws on the books.
The last victory of MLK Jr occurred 10 days after his assassination with the fair housing legislation in 1968.
![]() |
| Left to right: Fabienne Colas, Martin Luther King III, Pras Michel and Fabienne Colas Photos © Lena Ghio 2015 |
That evening I saw the PRAS MICHEL documentary film Sweet Micky For President where we see an outline of Haiti's history that sets the stage for the chaotic situation in current time. I was able to put in better perspective the brief conversation I had with the multi talented artist on the previous day. He is clearly disappointed that the island still has no roads or that still 98% of the population can't read or write. The picture above right shows the emotions Haitians have been living with since their ancestors stepped onto and were born on the ill fated country. Yet I feel like FABIENNE COLAS, her partner EMILE CASTONGUAY, founders of the festival, PRAS MICHEL and MARTIN LUTHER KING III that the best is still ahead and that no one should give up.
That night I saw a lot of positive energy, a lot of talent, some good passionate arguments, all the natural ingredients needed to keep going towards realizing the dream.
The Montreal International Black Film Festival is on-going with an opportunity to participate in the evening that will pay tribute to PAUL HAGGIS and DAVID BELLE this Friday October 2nd 2015.
-LENA GHIO
Subscribe to:
Posts (Atom)











