Saturday, September 26, 2026

Lombardie : l’Italie autrement, entre grands lacs, gastronomie et routes à vélo

Madame Paola Negroni, Directrice générale de Turismo, Marketing Territoriale e Moda de la Lombardie, nous a accueillis à la Tour du Port de Montréal pour nous présenter des projections du territoire et nous faire découvrir les produits de cette région historique.

ENGLISH translation app above / TRADUZIONE IN ITALIANO NELL’APP QUI SOPRA

Par-delà Milan, la Lombardie dévoile une Italie de lacs et de montagnes, de villes d’art et de villages, de grandes tables et de chemins tranquilles. Une destination qui se découvre particulièrement bien à vélo.

Il y a l’Italie que l’on croit connaître. Celle de Rome, de Venise et de Florence, des monuments que l’on reconnaît avant même de les avoir vus et des itinéraires que les voyageurs canadiens empruntent depuis des générations.

Et puis, il y a l’Italie que l’on découvre lorsqu’on accepte de sortir du grand circuit.

Au nord du pays, la Lombardie propose précisément cette autre manière de voyager. Facilement accessible par Milan, la région rassemble dans un même territoire une étonnante diversité de paysages et d’expériences : les élégances architecturales de la capitale lombarde, les villages accrochés aux rives des lacs, les sommets alpins, les vignobles, les villes historiques et une gastronomie qui mérite à elle seule le voyage.

Quand Montréal retrouve son histoire cycliste, en haut à gauche, M. Giuseppe « Pepe » Marinoni, à droite, Francesco Biondi Morra di Belforte directeur général de la Chambre de commerce italienne au Canada.

C’est dans ce contexte que j’ai eu l’occasion d’assister à un cocktail d’honneur où le cyclisme italien et le cyclisme montréalais se sont rencontrés d’une façon particulièrement symbolique. À quelques pas du grand mouvement qui anime actuellement Montréal, une expositionrend hommage à Giuseppe « Pepe » Marinoni, figure incontournable du cyclisme québécois et artisan d’une histoire qui relie directement l’Italie au Québec. Présentée à l’aéroport international Montréal-Trudeau dans le cadre de la célébration de la riche histoire cycliste de Montréal, l’exposition consacrée à Marinoni prend une résonance particulière en cette semaine de Mondiaux. Le programme #YULArt de l’aéroport accueille régulièrement des expositions destinées à faire découvrir la culture et la création aux voyageurs de passage. Marinoni est lui-même un formidable trait d’union entre les deux rives de l’Atlantique.

À l’heure où Montréal accueille les Championnats du monde de cyclisme sur la route 2026, du 20 au 27 septembre, le vélo offre d’ailleurs un angle particulièrement séduisant pour découvrir cette région italienne.

Une région à la mesure du voyageur curieux

La Lombardie ne se résume pas à Milan. Elle s’étend des Alpes à la plaine du Pô et multiplie les paysages.

Il suffit de changer de direction pour passer du lac de Côme au lac d’Iseo, du lac de Garde au lac Majeur, des montagnes de la Valteline aux campagnes de Pavie ou aux plaines agricoles de Mantoue. Entre ces grands espaces se succèdent des villes comme Bergame, Brescia, Crémone, Mantoue, Monza, Pavie et Varèse, chacune portant unepartie différente de l’histoire lombarde.


Châteaux, monastères, basiliques, villas historiques, musées et sites reconnus par l’UNESCO ponctuent le territoire. La Lombardie compte notamment parmi ses trésors les traditions de la lutherie de Crémone, le Sacro Monte de Varèse et les sites liés à la longue histoire industrielle et culturelle de la région.

Cette richesse explique aussi pourquoi la Lombardie se prête si bien au voyage itinérant : on peut y construire un séjour autour de l’art, de la gastronomie, du plein air ou simplement du plaisir de ralentir.


Milan, première étape d’un voyage plus vaste

Milan est souvent associée à la mode, au design et au rythme effervescent des affaires. Pourtant, la capitale lombarde possède une profondeur historique qui dépasse largement les podiums et les vitrines.

Le Duomo domine toujours le centre-ville, tandis que la Galleria Vittorio Emanuele II rappelle la monumentalité de l’Italie du XIXe siècle. Le château des Sforza, les musées, les quartiers historiques et les nouvelles architectures racontent, eux, une ville constamment en transformation. Mais Milan possède un autre visage, particulièrement intéressant pour les cyclistes : celui des canaux.


Depuis l’église San Cristoforo, le Naviglio Grande quitte progressivement
l’univers urbain pour rejoindre les paysages du Tessin. Le parcours permet de
passer, en quelques kilomètres, des terrasses milanaises aux villages et aux campagnes. Le contraste est saisissant. Le même voyageur peut prendre un espresso au cœur de Milan le matin et, quelques heures plus tard, pédaler au bord de l’eau parmi les champs et les petits villages.

Le volet gastronomique a été imaginé par le chef Marco Bertoldini, du restaurant Siamo Noi, situé au Royalmount. Spécialisé dans les pâtes fraîches faites à la main, le chef propose une cuisine où les meilleurs ingrédients d’Italie et d’Europe rencontrent les produits locaux de saison. Un mariage de saveurs, de savoir-faire et de fraîcheur, pensé pour offrir une expérience gastronomique unique, à la croisée de l’Italie et de Montréal.

Cinq façons de découvrir la Lombardie à vélo

Le réseau cyclotouristique lombard offre une grande variété de parcours, dont plusieurs sont adaptés aux sorties en famille. L’office régional du tourisme recense notamment cinq itinéraires accessibles qui suivent rivières, canaux, vignobles et paysages agricoles. 

1. Le Mincio, entre le lac de Garde et Mantoue

La piste cyclable du Mincio, connue comme l’itinéraire Peschiera-Mantoue, constitue l’une des belles introductions au cyclotourisme lombard. Sur environ 43,5 kilomètres, le parcours suit le cours du Mincio dans un environnement où alternent champs, bois et zones humides. Le tracé, largement aménagé pour les cyclistes, descend doucement vers Mantoue. L’arrivée réserve une belle récompense : la ville historique est entourée par les lacs Supérieur, du Milieu et Inférieur. Après avoir pédalé au fil de l’eau, on découvre ainsi une cité dont le paysage semble lui-même avoir été dessiné autour des lacs.

2. Le Naviglio Grande, de Milan vers le Tessin

C’est probablement l’un des parcours les plus faciles à intégrer à un séjour milanais. On part de San Cristoforo, puis le Naviglio accompagne progressivement le cycliste hors de la ville. Après Trezzano, l’environnement devient plus paisible et mène vers Robecco sul Naviglio et le parc du Tessin. L’histoire du canal ajoute une dimension culturelle au parcours : le Naviglio Grande a notamment servi au transport de marchandises et de matériaux provenant de la région des lacs vers Milan, participant à l’approvisionnement nécessaire à la construction du Duomo. Ici, le vélo devient une manière de lire l’histoire de Milan autrement.


3. La Franciacorta, entre vignes et bulles

À l’est de Milan, la Franciacorta offre un autre plaisir : celui de pédaler au cœur d’un territoire viticole. Les collines, les vignobles, les villages et les édifices religieux composent un paysage qui invite naturellement à prendre son temps. Pour une sortie familiale, certains tronçons permettent de rejoindre les environs de Clusane sul Lago et les tourbières du Sebino, où les bois et les étendues d’eau créent une atmosphère presque irréelle. Et après l’effort, vient évidemment l’heure de la dégustation : la Franciacorta est l’un des grands territoires italiens du vin effervescent.

4. La Valteline, avec les Alpes pour décor

La montagne n’est pas réservée aux cyclistes aguerris. Le Sentiero Valtellina suit l’Adda à travers un paysage spectaculaire de vignobles en terrasses, de villages et de sommets. Le parcours relie notamment Bormio, Tirano, Sondrio et Morbegno, avant de rejoindre les paysages du Val Chiavenna. L’un de ses avantages pour les voyageurs qui souhaitent combiner vélo et découverte est la proximité du réseau ferroviaire sur une partie du trajet. On peut donc sélectionner un tronçon correspondant à son niveau et poursuivre autrement. C’est aussi l’occasion de goûter au Bitto, fromage emblématique de la région.

5. Le Naviglio di Bereguardo, entre Pavie et Morimondo

Au sud de Milan, le paysage change encore. Ici, les rivières, les rizières, les canaux et les plaines dominent. Depuis le Ponte Coperto de Pavie, l’itinéraire mène vers Bereguardo avant de rejoindre le Naviglio di Bereguardo. Le parcours est largement plat et permet d’observer un paysage agricole ponctué d’écluses, de ponts et de cours d’eau. L’abbaye de Morimondo, fondée au XIIe siècle, constitue une halte particulièrement évocatrice avant de poursuivre la route. 


Une table qui raconte le territoire

En Lombardie, le vélo n’est jamais très loin d’une bonne table.
La cuisine régionale est généreuse, terrienne et profondément liée aux paysages. Le risotto alla milanese, l’ossobuco, la polenta, les fromages de montagne, les charcuteries et les poissons des lacs composent un répertoire où chaque province possède ses accents.
À Crémone, le torrone rappelle la tradition sucrée de la ville. Mantoue revendique la sbrisolona. Et Milan a donné au monde l’un de ses grands symboles gourmands : le panettone.
Les amateurs de vin trouveront également matière à prolonger le voyage avec la Franciacorta et l’Oltrepò Pavese.
Cette relation entre vélo et gastronomie est peut-être l’une des grandes forces de la destination. En Lombardie, une journée à bicyclette ne conduit pas simplement d’unpoint A à un point B : elle traverse des terroirs.


Les grands lacs, fil bleu de la Lombardie


Puis viennent les lacs.
Le lac de Côme demeure l’image la plus célèbre, avec ses montagnes plongeant vers l’eau, ses villas et ses villages élégants. Mais le voyageur qui prend le temps de regarder au-delà de cette carte postale découvrira également le lac d’Iseo, le lac de Garde, le lac Majeur et une multitude de paysages lacustres moins connus.
À Varèse, surnommée la « ville-jardin », les jardins historiques, le lac et le Sacro Monte composent une escapade particulièrement harmonieuse. À Lecco, les montagnes semblent surgir directement des eaux du lac de Côme.
C’est cette alternance entre eau et relief qui donne à la Lombardie son caractère particulier : quelques dizaines de kilomètres peuvent suffire à transformer complètement le décor.


La Lombardie apparaît comme une destination particulièrement inspirante pour les voyageurs qui aiment associer mouvement, patrimoine et art devivre.
Car c’est peut-être cela, au fond, le véritable luxe d’un voyage en Lombardie : pouvoir commencer la journée devant une œuvre d’architecture exceptionnelle, enfourcher son vélo quelques heures plus tard, longer un canal ou un lac, traverser un vignoble, puis s’attabler devant un risotto accompagné d’un verre de vin local.
La Lombardie ne demande pas nécessairement à être conquise. Elle invite plutôt à être parcourue.

Et pour le voyageur canadien qui connaît déjà les grands classiques de l’Italie, cette région offre une belle occasion de recommencer le voyage — autrement, plus lentement, et parfois avec deux roues sous les pieds.


Pour en savoir plus : https://www.in-lombardia.it/fr 

LENA GHIO   

Twitter  Facebook  Instagram   Pinterest  Paradox 

No comments:

Post a Comment